"Maintenant que nous nous sommes retirés, le ministère de la Défense va poursuivre pleinement le développement de ces missiles sol-air conventionnels dans une réponse prudente aux actions de la Russie", a expliqué le ministre, dont les propos avaient été initialement attribués au porte-parole du Pentagone. Mark Esper a précisé que les Américains avaient commencé en 2017 des recherches sur ces systèmes de missiles, tout en restant dans les limites du traité INF sur les Forces nucléaires intermédiaires. Ces recherches étaient une réponse au non-respect de ce traité datant de la Guerre froide dont Washington accuse Moscou. Elles se sont concentrées sur les systèmes de missiles "mobiles, conventionnels, sol-air, de croisière et balistiques", a-t-il précisé. Mark Esper a de nouveau rejeté la responsabilité de la mort du traité INF sur les Russes qui, a-t-il accusé, se sont livrés à "des violations durables et répétées du traité pendant plusieurs années et pendant plusieurs administrations présidentielles" américaines. "Les faits sont clairs. La Fédération de Russie produit et déploie une capacité offensive qui était interdite par le traité INF", a-t-il ajouté. "Comme l'a dit le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, la position de l'Otan est unie et claire: la Russie est en infraction avec le traité INF. Les Etats-Unis ne le sont pas", a-t-il encore dit. Le traité INF abolissait l'usage de toute une série de missiles à capacité nucléaire de portée intermédiaire (de 500 à 5.500 km). (Belga)