La réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) dont Hanoï est l'hôte se tient en visioconférence jusqu'au 12 septembre. Le secrétaire américain Mike Pompeo et le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi doivent prendre part aux débats. Depuis plusieurs mois, Washington et Pékin multiplient les manoeuvres militaires en mer de Chine méridionale, route-clé du commerce maritime mondial, parmi les plus riches en ressources et biodiversité sous-marine. La zone est revendiquée dans sa quasi-totalité par le géant chinois, ce que contestent plusieurs pays voisins comme les Philippines, la Malaisie, Brunei, l'Indonésie, Singapour, et le Vietnam qui veulent en contrôler certaines parties. Fin août, les États-Unis ont annoncé des sanctions à l'encontre d'entreprises et de responsables chinois accusés de contribuer à la "militarisation" de cette mer, en y installant des avant-postes sur ses îles. "Le Parti communiste chinois est engagé dans un schéma clair et croissant d'intimidation de ses voisins", a déclaré Mike Pompeo avant le sommet. Les relations entre Pékin et Washington sont entrées dans une ère glaciale, notamment depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19, dont le président américain Donald Trump attribue la responsabilité à l'absence de transparence des autorités chinoises. Les tensions, d'abord limitées aux questions commerciales, se sont multipliées, du sort de Hong Kong aux accusations d'espionnage industriel jusqu'aux droits des musulmans ouïghours. Mike Pompeo en fait désormais l'axe principal de la politique étrangère américaine, en empruntant une rhétorique idéologique digne de la Guerre froide lorsqu'il appelle le "monde libre" à "triompher" de la "nouvelle tyrannie" incarnée selon lui par le Parti communiste chinois. La question de la péninsule coréenne figure également parmi les priorités de la réunion de l'Asean. Les pourparlers entre Pyongyang et Washington sur l'arsenal nucléaire de la Corée du Nord sont au point mort depuis l'échec l'année dernière du sommet entre le leader Kim Jong Un et le président américain Donald Trump. Les participants à la réunion de l'Asean vont aussi travailler sur les remèdes à apporter à la crise économique engendrée par la pandémie de coronavirus, qui a balayé des années de croissance économique dans la région. (Belga)

La réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) dont Hanoï est l'hôte se tient en visioconférence jusqu'au 12 septembre. Le secrétaire américain Mike Pompeo et le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi doivent prendre part aux débats. Depuis plusieurs mois, Washington et Pékin multiplient les manoeuvres militaires en mer de Chine méridionale, route-clé du commerce maritime mondial, parmi les plus riches en ressources et biodiversité sous-marine. La zone est revendiquée dans sa quasi-totalité par le géant chinois, ce que contestent plusieurs pays voisins comme les Philippines, la Malaisie, Brunei, l'Indonésie, Singapour, et le Vietnam qui veulent en contrôler certaines parties. Fin août, les États-Unis ont annoncé des sanctions à l'encontre d'entreprises et de responsables chinois accusés de contribuer à la "militarisation" de cette mer, en y installant des avant-postes sur ses îles. "Le Parti communiste chinois est engagé dans un schéma clair et croissant d'intimidation de ses voisins", a déclaré Mike Pompeo avant le sommet. Les relations entre Pékin et Washington sont entrées dans une ère glaciale, notamment depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19, dont le président américain Donald Trump attribue la responsabilité à l'absence de transparence des autorités chinoises. Les tensions, d'abord limitées aux questions commerciales, se sont multipliées, du sort de Hong Kong aux accusations d'espionnage industriel jusqu'aux droits des musulmans ouïghours. Mike Pompeo en fait désormais l'axe principal de la politique étrangère américaine, en empruntant une rhétorique idéologique digne de la Guerre froide lorsqu'il appelle le "monde libre" à "triompher" de la "nouvelle tyrannie" incarnée selon lui par le Parti communiste chinois. La question de la péninsule coréenne figure également parmi les priorités de la réunion de l'Asean. Les pourparlers entre Pyongyang et Washington sur l'arsenal nucléaire de la Corée du Nord sont au point mort depuis l'échec l'année dernière du sommet entre le leader Kim Jong Un et le président américain Donald Trump. Les participants à la réunion de l'Asean vont aussi travailler sur les remèdes à apporter à la crise économique engendrée par la pandémie de coronavirus, qui a balayé des années de croissance économique dans la région. (Belga)