"Nous jugerons ce régime sur les choix qu'il fait et sur ses actes, plutôt que sur ses paroles --sur son comportement face au terrorisme, au crime et aux stupéfiants, ainsi que sur l'accès humanitaire et le droit des filles à recevoir une éducation", a déclaré le dirigeant conservateur. Boris Johnson, qui plaide pour une "approche unifiée" de la communauté internationale face au retour au pouvoir des talibans à Kaboul, s'est entretenu ces derniers jours avec le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, et le président américain Joe Biden. Une rencontre virtuelle des dirigeants du G7 est prévue dans les prochains jours. "Nous sommes d'accord sur le fait que ce serait une erreur pour n'importe quel pays de reconnaître un nouveau régime à Kaboul prématurément ou de manière bilatérale", a souligné M. Johnson. Le Premier ministre a précisé devant les députés que le Royaume-Uni avait évacué 306 Britanniques et 2.052 Afghans, ajoutant que "2.000 autres demandes de ressortissants afghans ont été traitées et bien d'autres sont en cours de traitement". Le gouvernement britannique a annoncé mardi soir lancer un nouveau dispositif destiné à accueillir "à long terme" 20.000 réfugiés afghans, sans précision de date. L'opposition a dénoncé le manque de générosité de ce dispositif qui prévoit d'accueillir la première année 5.000 réfugiés, en ciblant en particulier les femmes, les enfants et les minorités religieuses. Le gouvernement conservateur était déjà critiqué pour avoir réduit en 2021 le montant de d'aide au développement en raison de l'impact économique de la pandémie. Sur Times Radio, la ministre de l'Intérieur Priti Patel a défendu la position du gouvernement sur l'accueil des réfugiés, en précisant que le chiffre de 5.000 était un objectif "que nous savons pouvoir atteindre" mais ne constituait pas une "limite". Le dispositif s'inspire d'un programme destiné aux réfugiés syriens qui a permis l'installation de 20.000 réfugiés syriens en sept ans, de 2014 à 2021. Il s'ajoute au programme ARAP destiné au personnel afghan employé par le Royaume-Uni, tels que les interprètes, qui doit permettre à 5.000 d'entre eux de s'installer au Royaume-Uni d'ici la fin de l'année. (Belga)

"Nous jugerons ce régime sur les choix qu'il fait et sur ses actes, plutôt que sur ses paroles --sur son comportement face au terrorisme, au crime et aux stupéfiants, ainsi que sur l'accès humanitaire et le droit des filles à recevoir une éducation", a déclaré le dirigeant conservateur. Boris Johnson, qui plaide pour une "approche unifiée" de la communauté internationale face au retour au pouvoir des talibans à Kaboul, s'est entretenu ces derniers jours avec le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, et le président américain Joe Biden. Une rencontre virtuelle des dirigeants du G7 est prévue dans les prochains jours. "Nous sommes d'accord sur le fait que ce serait une erreur pour n'importe quel pays de reconnaître un nouveau régime à Kaboul prématurément ou de manière bilatérale", a souligné M. Johnson. Le Premier ministre a précisé devant les députés que le Royaume-Uni avait évacué 306 Britanniques et 2.052 Afghans, ajoutant que "2.000 autres demandes de ressortissants afghans ont été traitées et bien d'autres sont en cours de traitement". Le gouvernement britannique a annoncé mardi soir lancer un nouveau dispositif destiné à accueillir "à long terme" 20.000 réfugiés afghans, sans précision de date. L'opposition a dénoncé le manque de générosité de ce dispositif qui prévoit d'accueillir la première année 5.000 réfugiés, en ciblant en particulier les femmes, les enfants et les minorités religieuses. Le gouvernement conservateur était déjà critiqué pour avoir réduit en 2021 le montant de d'aide au développement en raison de l'impact économique de la pandémie. Sur Times Radio, la ministre de l'Intérieur Priti Patel a défendu la position du gouvernement sur l'accueil des réfugiés, en précisant que le chiffre de 5.000 était un objectif "que nous savons pouvoir atteindre" mais ne constituait pas une "limite". Le dispositif s'inspire d'un programme destiné aux réfugiés syriens qui a permis l'installation de 20.000 réfugiés syriens en sept ans, de 2014 à 2021. Il s'ajoute au programme ARAP destiné au personnel afghan employé par le Royaume-Uni, tels que les interprètes, qui doit permettre à 5.000 d'entre eux de s'installer au Royaume-Uni d'ici la fin de l'année. (Belga)