"C'est une exigence considérable", a déclaré à la presse Nader Nadery, ajoutant que les talibans demandaient également que les noms des dirigeants du mouvement soient retirés d'une "liste noire" de l'ONU. Sans se prononcer sur la suite donnée à cette offre des talibans, il a souligné que la précédente libération de 5.000 d'entre eux l'an dernier, qui était la condition posée à l'ouverture des pourparlers interafghans, avait déjà été "une exigence difficile" à remplir et qu'ensuite "la violence n'avait pas cessé et s'était au contraire accrue". Interrogés par l'AFP au sujet de cette offre, les talibans n'ont pas répondu dans l'immédiat. Les pourparlers entre le gouvernement afghan et les rebelles sont au point mort depuis qu'ils ont commencé en septembre à Doha, la capitale du Qatar. Les talibans se sont emparés ces deux derniers mois d'importantes portions rurales du territoire afghan, à la faveur d'une offensive lancée parallèlement au retrait définitif des troupes étrangères d'Afghanistan, entamé début mai et prévu pour s'achever d'ici fin août. Ils se sont notamment rendus maîtres de postes-frontières clés avec l'Iran, le Turkménistan, le Tadjikistan et, depuis mercredi, le Pakistan, voie d'accès à l'océan pour l'Afghanistan, pays enclavé. Privées du crucial soutien américain, les forces afghanes n'ont offert qu'une faible résistance et ne contrôlent plus essentiellement que les capitales provinciales et les principaux axes routiers. (Belga)

"C'est une exigence considérable", a déclaré à la presse Nader Nadery, ajoutant que les talibans demandaient également que les noms des dirigeants du mouvement soient retirés d'une "liste noire" de l'ONU. Sans se prononcer sur la suite donnée à cette offre des talibans, il a souligné que la précédente libération de 5.000 d'entre eux l'an dernier, qui était la condition posée à l'ouverture des pourparlers interafghans, avait déjà été "une exigence difficile" à remplir et qu'ensuite "la violence n'avait pas cessé et s'était au contraire accrue". Interrogés par l'AFP au sujet de cette offre, les talibans n'ont pas répondu dans l'immédiat. Les pourparlers entre le gouvernement afghan et les rebelles sont au point mort depuis qu'ils ont commencé en septembre à Doha, la capitale du Qatar. Les talibans se sont emparés ces deux derniers mois d'importantes portions rurales du territoire afghan, à la faveur d'une offensive lancée parallèlement au retrait définitif des troupes étrangères d'Afghanistan, entamé début mai et prévu pour s'achever d'ici fin août. Ils se sont notamment rendus maîtres de postes-frontières clés avec l'Iran, le Turkménistan, le Tadjikistan et, depuis mercredi, le Pakistan, voie d'accès à l'océan pour l'Afghanistan, pays enclavé. Privées du crucial soutien américain, les forces afghanes n'ont offert qu'une faible résistance et ne contrôlent plus essentiellement que les capitales provinciales et les principaux axes routiers. (Belga)