Le cofondateur des talibans Abdul Ghani Baradar sera lui numéro deux du nouvel exécutif, a précisé Zabihullah Mujahid, principal porte-parole du groupe, lors d'une conférence de presse à Kaboul. Écouté par les différentes factions talibanes qui le respectent, M. Baradar a notamment conduit les négociations de Doha avec les Américains ayant mené au retrait des forces étrangères du pays. Parmi les autres nominations annoncées mardi soir, celles du mollah Yaqoub, fils du mollah Omar, au poste de ministre de la Défense, et de Sirajuddin Haqqani, chef du réseau Haqqani à l'Intérieur. Amir Khan Muttaqi, négociateur taliban à Doha, a lui été nommé à la tête du ministère des Affaires étrangères. "Le gouvernement n'est pas au complet", a souligné M. Mujahid, assurant que son mouvement, qui a promis un exécutif "inclusif", allait essayer de "prendre des gens d'autres régions du pays." De retour au pouvoir vingt ans après en avoir été chassés par une coalition emmenée par les Etats-Unis, les talibans sont attendus au tournant par la communauté internationale qui a prévenu qu'elle jugerait le mouvement islamiste sur ses actes. Ses promesses, notamment en matière de respect des droits des femmes peinent à ce stade à convaincre. Signe de cette défiance, plusieurs manifestations ont été organisées à Kaboul ces derniers jours par des militantes, rejointes par d'autres Afghans venus dénoncer la violente répression du régime dans le Panchir. Le Panchir, où se trouvait la dernière poche de résistance armée au régime, "est très sécurisé maintenant, il n'y a pas de guerre", a assuré le porte-parole taliban. Interrogé sur les manifestations de samedi, dispersées parfois par la force par les talibans, il a souligné que ces derniers "n'étaient pas encore formés" à la gestion des manifestations et a appelé les manifestants à prévenir les autorités de tout rassemblement 24h à l'avance. (Belga)

Le cofondateur des talibans Abdul Ghani Baradar sera lui numéro deux du nouvel exécutif, a précisé Zabihullah Mujahid, principal porte-parole du groupe, lors d'une conférence de presse à Kaboul. Écouté par les différentes factions talibanes qui le respectent, M. Baradar a notamment conduit les négociations de Doha avec les Américains ayant mené au retrait des forces étrangères du pays. Parmi les autres nominations annoncées mardi soir, celles du mollah Yaqoub, fils du mollah Omar, au poste de ministre de la Défense, et de Sirajuddin Haqqani, chef du réseau Haqqani à l'Intérieur. Amir Khan Muttaqi, négociateur taliban à Doha, a lui été nommé à la tête du ministère des Affaires étrangères. "Le gouvernement n'est pas au complet", a souligné M. Mujahid, assurant que son mouvement, qui a promis un exécutif "inclusif", allait essayer de "prendre des gens d'autres régions du pays." De retour au pouvoir vingt ans après en avoir été chassés par une coalition emmenée par les Etats-Unis, les talibans sont attendus au tournant par la communauté internationale qui a prévenu qu'elle jugerait le mouvement islamiste sur ses actes. Ses promesses, notamment en matière de respect des droits des femmes peinent à ce stade à convaincre. Signe de cette défiance, plusieurs manifestations ont été organisées à Kaboul ces derniers jours par des militantes, rejointes par d'autres Afghans venus dénoncer la violente répression du régime dans le Panchir. Le Panchir, où se trouvait la dernière poche de résistance armée au régime, "est très sécurisé maintenant, il n'y a pas de guerre", a assuré le porte-parole taliban. Interrogé sur les manifestations de samedi, dispersées parfois par la force par les talibans, il a souligné que ces derniers "n'étaient pas encore formés" à la gestion des manifestations et a appelé les manifestants à prévenir les autorités de tout rassemblement 24h à l'avance. (Belga)