La Chambre a voté en mars une loi instaurant un service minimum garanti dans les prisons. Mais les modalités d'application doivent encore faire l'objet de négociations avec les syndicats. Cette semaine, le ministre Koen Geens a une nouvelle fois convoqué les syndicats à cet effet. Les représentants des travailleurs désapprouvent que les négociations se tiennent via le comité A, commun à tous les services publics, et en urgence. Un accord doit en effet être dégagé dans les 10 jours. Une autre réunion informelle avec les syndicats est prévue jeudi. "Si nous devons nous réunir en urgence, nous pourrions aussi discuter du manque chronique de personnel", affirme Filip Dudal, de l'ACV (CSC). "Rien n'est fait pour rendre le boulot plus attrayant. Les arrivées de nouveaux collègues sont trop faibles, et cela a des conséquences sur les mutations, avec de longs temps d'attente pour pouvoir travailler dans la prison de son choix." Le syndicat socialiste partage les critiques de la CSC et souligne qu'il reste opposé au service minimum en lui-même. "Nous ferons tout pour boycotter le service minimum. Un taux d'occupation de 60% est requis pour un service minimum un jour de grève. C'est tout simplement la suppression du droit de grève", s'insurge Gino Hoppe de l'Acod (CGSP). Les syndicats rappellent enfin les arriérés de congé que doivent subir les agents et le manque de vêtements de travail. (Belga)