Sur papier, seules les équipes de police indispensables sont appelées à être présentes sur le terrain, les autres étant autorisées à travailler à domicile. De nombreuses équipes manquent cependant d'ordinateurs portables pour leurs employés. En conséquence, nombreux sont les policiers invités à rester chez eux tout en devant se tenir à disposition en cas de besoin. Selon les syndicats, l'ajustement de l'occupation minimale par la direction a conduit de nombreux policiers à retourner au bureau alors que le télétravail est aujourd'hui la règle. "L'argument du port du masque n'est pas suffisant. Les mesures sanitaires s'appliquent également à la police. Ce n'est pas à la direction de décider de faire revenir tout le monde au bureau, c'est irresponsable", souligne Vincent Houssin, vice-président du SLFP-VSOA. Ceci pourrait, selon le syndicat socialiste CGSP-ACOD, conduire à une chute dans les présences des membres des forces de l'ordre dans le mois à venir puisque ces derniers seront notamment malades ou confinés. "En décembre il y aura un sommet européen ainsi que les opérations de contrôles WODCA à Anvers. Nous ne pouvons pas nous permettre d'absences dans les rangs", indique le délégué Luc Breugelmans. Le SNPS-NSPV déplore aussi le manque de ressources. Huit mois après l'annonce du premier confinement, "ce phénomène aurait pu être anticipé", indique Carlo Medo, le président du Syndicat national. "C'est à ce moment-là que devaient être prises les mesures nécessaires pour éviter un manque d'ordinateurs portables". Pour le secrétaire du syndicat chrétien CSC-ACV, Joery Dehaes, la direction a encore souvent trop peu confiance en ses employés, raison pour laquelle le travail à domicile est si peu accepté. "Cela ne devrait plus être autorisé en 2020, il est temps d'appliquer une gestion moderne", affirme-t-il. Ces différents points devraient être abordés mercredi et jeudi au cours d'une consultation avec la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V). Les syndicats espèrent donc voir une application plus stricte des mesures de télétravail, ainsi que davantage de fonds pour des ordinateurs portables supplémentaires, sous peine d'envisager de déposer un préavis de grève nationale. (Belga)

Sur papier, seules les équipes de police indispensables sont appelées à être présentes sur le terrain, les autres étant autorisées à travailler à domicile. De nombreuses équipes manquent cependant d'ordinateurs portables pour leurs employés. En conséquence, nombreux sont les policiers invités à rester chez eux tout en devant se tenir à disposition en cas de besoin. Selon les syndicats, l'ajustement de l'occupation minimale par la direction a conduit de nombreux policiers à retourner au bureau alors que le télétravail est aujourd'hui la règle. "L'argument du port du masque n'est pas suffisant. Les mesures sanitaires s'appliquent également à la police. Ce n'est pas à la direction de décider de faire revenir tout le monde au bureau, c'est irresponsable", souligne Vincent Houssin, vice-président du SLFP-VSOA. Ceci pourrait, selon le syndicat socialiste CGSP-ACOD, conduire à une chute dans les présences des membres des forces de l'ordre dans le mois à venir puisque ces derniers seront notamment malades ou confinés. "En décembre il y aura un sommet européen ainsi que les opérations de contrôles WODCA à Anvers. Nous ne pouvons pas nous permettre d'absences dans les rangs", indique le délégué Luc Breugelmans. Le SNPS-NSPV déplore aussi le manque de ressources. Huit mois après l'annonce du premier confinement, "ce phénomène aurait pu être anticipé", indique Carlo Medo, le président du Syndicat national. "C'est à ce moment-là que devaient être prises les mesures nécessaires pour éviter un manque d'ordinateurs portables". Pour le secrétaire du syndicat chrétien CSC-ACV, Joery Dehaes, la direction a encore souvent trop peu confiance en ses employés, raison pour laquelle le travail à domicile est si peu accepté. "Cela ne devrait plus être autorisé en 2020, il est temps d'appliquer une gestion moderne", affirme-t-il. Ces différents points devraient être abordés mercredi et jeudi au cours d'une consultation avec la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V). Les syndicats espèrent donc voir une application plus stricte des mesures de télétravail, ainsi que davantage de fonds pour des ordinateurs portables supplémentaires, sous peine d'envisager de déposer un préavis de grève nationale. (Belga)