"Cette nouvelle permet aux militaires, ayant une épée de Damoclès au-dessus de la tête, d'enfin souffler", a affirmé un dirigeant du Syndicat libre de la Fonction publique (SLFP)-Défense, Boris Morenville, à l'agence Belga, en commentant une déclaration faite cette semaine par le porte-parole du ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), Koen Peumans.

Il avait annoncé aux journaux 'L'Echo' et 'De Tijd' que la réforme supprimant le régime de faveur permettant à certains fonctionnaires (militaires, policiers, enseignants, cheminots ...) d'avoir droit à une pension complète après une carrière de 36 ans n'aura pas lieu au cours de cette législature. Sa réalisation était en effet conditionnée à un accord sur les métiers lourds qui ne sera pas trouvé d'ici les élections du 26 mai.

"Les tantièmes préférentiels (un régime particulier pour certains métiers qui donne davantage de droits et permet notamment de raccourcir la carrière, ndlr) ainsi que le système actuel de pension spécifique seront maintenus", s'est félicité mercredi M. Morenville.

"C'est rassurant pour le personnel" encore en service, a pour sa part commenté vendredi le délégué permanent de la Centrale générale du Personnel militaire (CGPM), Concetto Bandinelli.

L'équipe Michel 1er avait, lors de l'établissement du budget 2017, décidé le 15 octobre 2016 de prolonger progressivement la durée des carrières militaires à partir de 2017 et d'introduire des conditions de carrière (comme un nombre minimal d'années de service) avant de pouvoir partir à la retraite.

Cette augmentation progressive de l'âge de la pension, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2018, s'avérait plus rapide que l'allongement des carrières dans le civil - à savoir 57 ans en 2018, 57,5 en 2019, 58 ans en 2020, 58,5 en 2021, 59 en 2022, 59,5 en 2023, 60 ans en 2024, 60,5 en 2025, 61 en 2026, 61,5 en 2027, 62 en 2028, 62,5 en 2029 et 63 en 2030.

Le 15 novembre 2016, plusieurs milliers de militaires et membres de leur famille, rejoints par des policiers - soit près de 10.000 selon les syndicats et 8.120 selon la police - avaient manifesté à Bruxelles pour protester contre cette décision.

La mise en oeuvre de cette mesure avait toutefois glissé dans le temps faute d'accord entre le gouvernement et les partenaires sociaux sur les métiers pénibles. La démission en décembre de l'équipe Michel 1er, à la suite de la défection de la N-VA, a contraint le gouvernement fédéral à se retrouver minoritaire et à expédier les affaires courantes - ce qui rend la réforme des pensions des certaines catégories de fonctionnaires impossible à concrétiser.

La CGPM redoute toutefois que le prochain gouvernement ne la remette sur le tapis.

Tout comme la CGSP-militaire, qui a, par la voix de son secrétaire permanent, Patrick Cansse, dit craindre que "quelque chose" de semblable soit envisagé par le prochain gouvernement. "Tout dépendra de sa composition", a-t-il toutefois souligné.

"Cette nouvelle permet aux militaires, ayant une épée de Damoclès au-dessus de la tête, d'enfin souffler", a affirmé un dirigeant du Syndicat libre de la Fonction publique (SLFP)-Défense, Boris Morenville, à l'agence Belga, en commentant une déclaration faite cette semaine par le porte-parole du ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), Koen Peumans. Il avait annoncé aux journaux 'L'Echo' et 'De Tijd' que la réforme supprimant le régime de faveur permettant à certains fonctionnaires (militaires, policiers, enseignants, cheminots ...) d'avoir droit à une pension complète après une carrière de 36 ans n'aura pas lieu au cours de cette législature. Sa réalisation était en effet conditionnée à un accord sur les métiers lourds qui ne sera pas trouvé d'ici les élections du 26 mai. "Les tantièmes préférentiels (un régime particulier pour certains métiers qui donne davantage de droits et permet notamment de raccourcir la carrière, ndlr) ainsi que le système actuel de pension spécifique seront maintenus", s'est félicité mercredi M. Morenville. "C'est rassurant pour le personnel" encore en service, a pour sa part commenté vendredi le délégué permanent de la Centrale générale du Personnel militaire (CGPM), Concetto Bandinelli. L'équipe Michel 1er avait, lors de l'établissement du budget 2017, décidé le 15 octobre 2016 de prolonger progressivement la durée des carrières militaires à partir de 2017 et d'introduire des conditions de carrière (comme un nombre minimal d'années de service) avant de pouvoir partir à la retraite. Cette augmentation progressive de l'âge de la pension, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2018, s'avérait plus rapide que l'allongement des carrières dans le civil - à savoir 57 ans en 2018, 57,5 en 2019, 58 ans en 2020, 58,5 en 2021, 59 en 2022, 59,5 en 2023, 60 ans en 2024, 60,5 en 2025, 61 en 2026, 61,5 en 2027, 62 en 2028, 62,5 en 2029 et 63 en 2030. Le 15 novembre 2016, plusieurs milliers de militaires et membres de leur famille, rejoints par des policiers - soit près de 10.000 selon les syndicats et 8.120 selon la police - avaient manifesté à Bruxelles pour protester contre cette décision. La mise en oeuvre de cette mesure avait toutefois glissé dans le temps faute d'accord entre le gouvernement et les partenaires sociaux sur les métiers pénibles. La démission en décembre de l'équipe Michel 1er, à la suite de la défection de la N-VA, a contraint le gouvernement fédéral à se retrouver minoritaire et à expédier les affaires courantes - ce qui rend la réforme des pensions des certaines catégories de fonctionnaires impossible à concrétiser. La CGPM redoute toutefois que le prochain gouvernement ne la remette sur le tapis. Tout comme la CGSP-militaire, qui a, par la voix de son secrétaire permanent, Patrick Cansse, dit craindre que "quelque chose" de semblable soit envisagé par le prochain gouvernement. "Tout dépendra de sa composition", a-t-il toutefois souligné.