L'exécutif n'applique que des recettes favorables aux employeurs (modération salariale, travail flexible, économies sur les allocations sociales, le non-marchand et les services publics), ont fustigé mercredi lors d'une conférence de presse les syndicats chrétien, socialiste et libéral.

La politique menée par le gouvernement depuis deux ans et demi "inverse le principe de redistribution des richesses, rend le travail moins tenable, précarise les malades, les chômeurs et les pensionnés, augmente la pression fiscale sur les travailleurs au profit des grandes fortunes, bailleurs et investisseurs, et met les services publics en danger", dénoncent les syndicats.

Le bien-être et la qualité de vie des citoyens sont en recul, et la Belgique est en outre en queue de peloton européen en matière de croissance d'emploi et d'évolution salariale, insistent les organisations, qui contestent les chiffres de l'exécutif et estiment que le contrôle budgétaire de 2017 n'a été qu'un "contrôle reporté". Les syndicats s'inquiètent par ailleurs des conséquences d'une prochaine baisse de l'impôt des sociétés, qui "creuserait un nouveau trou dans le budget après celui déjà creusé par le tax shift".

"Le gouvenement ne doit certainement pas considérer qu'il a obtenu la paix sociale parce qu'un accord interprofessionnel a été conclu. Nous allons maintentant sensibiliser dans les entreprises dès la semaine prochaine et, bien que l'été approche, nous restons en état de réaction rapide", avertit Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB. "C'est une première étape de résistance sociale. Nous n'avons pas de tabous et sommes prêts à collaborer, mais nous voulons savoir comment le gouvernement compte boucher les trous qu'il a lui-même créés", ajoute Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC.

L'exécutif n'applique que des recettes favorables aux employeurs (modération salariale, travail flexible, économies sur les allocations sociales, le non-marchand et les services publics), ont fustigé mercredi lors d'une conférence de presse les syndicats chrétien, socialiste et libéral.La politique menée par le gouvernement depuis deux ans et demi "inverse le principe de redistribution des richesses, rend le travail moins tenable, précarise les malades, les chômeurs et les pensionnés, augmente la pression fiscale sur les travailleurs au profit des grandes fortunes, bailleurs et investisseurs, et met les services publics en danger", dénoncent les syndicats. Le bien-être et la qualité de vie des citoyens sont en recul, et la Belgique est en outre en queue de peloton européen en matière de croissance d'emploi et d'évolution salariale, insistent les organisations, qui contestent les chiffres de l'exécutif et estiment que le contrôle budgétaire de 2017 n'a été qu'un "contrôle reporté". Les syndicats s'inquiètent par ailleurs des conséquences d'une prochaine baisse de l'impôt des sociétés, qui "creuserait un nouveau trou dans le budget après celui déjà creusé par le tax shift". "Le gouvenement ne doit certainement pas considérer qu'il a obtenu la paix sociale parce qu'un accord interprofessionnel a été conclu. Nous allons maintentant sensibiliser dans les entreprises dès la semaine prochaine et, bien que l'été approche, nous restons en état de réaction rapide", avertit Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB. "C'est une première étape de résistance sociale. Nous n'avons pas de tabous et sommes prêts à collaborer, mais nous voulons savoir comment le gouvernement compte boucher les trous qu'il a lui-même créés", ajoute Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC.