Les travailleurs avaient débrayé pour contester l'intention de la direction générale d'adapter le "fini-fini", un système selon lequel le personnel présent est libéré dès que les deux tiers des camions d'un secteur sont rentrés au dépôt. Il était question d'augmenter ce seuil à 90% dans le but affiché de limiter la précipitation des travailleurs afin d'augmenter la sécurité au travail.

Le rythme de travail ne cesse d'augmenter ces dernières années, une conséquence de la réforme des collectes de 2017, expliquait la direction, et cette proposition visait à lancer une réflexion su la manière de réduire le nombre d'accidents de travail et de sensibiliser les équipes de collecte à mieux tenir compte des autres usagers de la route.

Les travailleurs de Bruxelles-Propreté ont contesté cet allongement du temps de travail et avaient dès lors décidé de respecter à la lettre les consignes de sécurité comme de ne prendre qu'un seul sac par main, de ne pas se précipiter et de respecter les temps de pause. En conséquence, de nombreuses tournées n'ont pas pu être achevées dans les temps impartis.

Le travail devrait reprendre le rythme de travail habituel de manière progressive au cours de la semaine, les employés des différents secteurs devant être mis au courant lors d'assemblées générales.