Pour rendre hommage aux pionniers de la révolution d'Atbara à 350 kilomètres de Khartoum, un train rempli de centaines de personnes est parti de Bahri près de Khartoum, en direction de la ville ouvrière du nord-est qui avait été le théâtre en décembre 2018 des premiers rassemblements après l'annonce soudaine du triplement du prix du pain. Chantant, dansant et portant des drapeaux soudanais, les participants sont montés dans le train qui s'est vite révélé complet, a constaté un journaliste de l'AFP. Pour les personnes restées à quai et désireuses de se rendre à Atbara les autorités ont prévu plusieurs bus et un autre train, parti peu après tout autant chargé de passagers. Cet événement symbolique, organisé par le gouvernement de transition et les Forces pour la liberté et le changement (FLC), principale organisation de la contestation, fait écho aux trains de manifestants d'Atbara envoyés à Khartoum durant la contestation. Les manifestants sont invités à rester sur place jusqu'au 25 décembre, pour une semaine entière de festivités. A Khartoum, plusieurs quartiers accueilleront jeudi soir des célébrations. Le grand jardin Green Yard, rebaptisé "place de la liberté", sera l'un des principaux lieux des festivités. "Le gouvernement de la révolution soudanaise va célébrer l'anniversaire de la révolution pacifique durant tout le mois de décembre", a de son côté récemment promis le Premier ministre Abdallah Hamdok, nommé après de longues négociations entre l'armée et les contestataires. M. Béchir, détenu depuis avril à Khartoum, a lui été condamné samedi dernier pour la première fois à une peine de deux ans en institution pénitentiaire pour corruption. L'ex-dictateur reste la cible de graves accusations de la part de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes lors du conflit sanglant au Darfour (ouest) à partir de 2003. Parallèlement, le pays fait face à d'importants défis économiques. Un an après le début de la contestation, il subit encore les effets de l'embargo économique américain (1997-2017): Washington le maintient sur sa liste noire des "Etats soutenant le terrorisme", ce qui de facto l'exclut du système financier international et barre la route aux investissements étrangers. (Belga)

Pour rendre hommage aux pionniers de la révolution d'Atbara à 350 kilomètres de Khartoum, un train rempli de centaines de personnes est parti de Bahri près de Khartoum, en direction de la ville ouvrière du nord-est qui avait été le théâtre en décembre 2018 des premiers rassemblements après l'annonce soudaine du triplement du prix du pain. Chantant, dansant et portant des drapeaux soudanais, les participants sont montés dans le train qui s'est vite révélé complet, a constaté un journaliste de l'AFP. Pour les personnes restées à quai et désireuses de se rendre à Atbara les autorités ont prévu plusieurs bus et un autre train, parti peu après tout autant chargé de passagers. Cet événement symbolique, organisé par le gouvernement de transition et les Forces pour la liberté et le changement (FLC), principale organisation de la contestation, fait écho aux trains de manifestants d'Atbara envoyés à Khartoum durant la contestation. Les manifestants sont invités à rester sur place jusqu'au 25 décembre, pour une semaine entière de festivités. A Khartoum, plusieurs quartiers accueilleront jeudi soir des célébrations. Le grand jardin Green Yard, rebaptisé "place de la liberté", sera l'un des principaux lieux des festivités. "Le gouvernement de la révolution soudanaise va célébrer l'anniversaire de la révolution pacifique durant tout le mois de décembre", a de son côté récemment promis le Premier ministre Abdallah Hamdok, nommé après de longues négociations entre l'armée et les contestataires. M. Béchir, détenu depuis avril à Khartoum, a lui été condamné samedi dernier pour la première fois à une peine de deux ans en institution pénitentiaire pour corruption. L'ex-dictateur reste la cible de graves accusations de la part de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes lors du conflit sanglant au Darfour (ouest) à partir de 2003. Parallèlement, le pays fait face à d'importants défis économiques. Un an après le début de la contestation, il subit encore les effets de l'embargo économique américain (1997-2017): Washington le maintient sur sa liste noire des "Etats soutenant le terrorisme", ce qui de facto l'exclut du système financier international et barre la route aux investissements étrangers. (Belga)