Dans le cadre du projet What do you think ?, UNICEF Belgique a récolté des centaines de témoignages d'écoliers vulnérables entre 2010 et 2018. Beaucoup d'entre eux montrent l'existence d'un certain nombre d'inégalités dans le système éducatif belge. Malheureusement, le statut social de l'enfant joue encore un trop grand rôle dans sa réussite scolaire.

Le rapport pointe notamment du doigt la situation des enfants migrants qui ne sont pas toujours très bien intégrés au sein de leur établissement scolaire. Les enseignants sont également remis en cause : fort taux d'absentéisme, peu d'implication pour la réussite de l'enfant, etc. Un autre grand point de ce rapport est l'insalubrité de nombreuses écoles. Les enfants déplorent la surpopulation des classes, les problèmes d'humidité ou encore les toilettes "crasseuses".

Ces enfants, déjà fragilisés socialement, ne se sentent pas soutenus par l'école. Ils ont conscience qu'ils sont dans des "écoles poubelles" avec moins de droits et de sorties par rapport à d'autres établissements.

Getty Images/iStockphoto
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Depuis cette étude, UNICEF Belgique travaille en partenariat avec l'Université de Mons et la KU Leuven pour augmenter l'égalité des chances dans le milieu scolaire. L'organisation a publié récemment sur son site un état des lieux de leur travail.

Pour Émilie Carosin, chercheuse à l'UMons, l'élaboration de projets pédagogiques passe par l'identification d'outils pertinents pour lutter contre la discrimination, favoriser le bien-être et collaborer plus efficacement avec les parents. Il faut également penser à des suivis et des évaluations après la mise en place d'initiatives pédagogiques.

Les trois partenaires ont accompagné quatre écoles belges (deux de la Ville de Bruxelles, une de Molenbeek et une de Flandre) dans des projets éducatifs. Leur approche éducative est fondée sur les droits de l'enfant pour qu'il "se réalise et participe à une société plus juste". L'approche mise sur une dynamique collective. Chaque acteur d'un établissement scolaire doit collaborer à "la définition d'objectifs pour renforcer l'égalité des chances des enfants et des jeunes". L'équipe pédagogique doit ensuite mettre en place une "théorie du changement" qui encourage la participation de l'enfant et de ses parents pour diminuer les inégalités scolaires.

Pour UNICEF Belgique, ce projet permet d'apporter un véritable enrichissement pour toutes les institutions scolaires du pays. Leurs recherches permettent "d'apporter un regard critique sur le déterminisme social" et "contribuent à plus de justice sociale".

À terme, l'objectif de l'association est de fournir à toutes les écoles une boîte à outils, un catalogue de méthodes pour mettre en pratique les objectifs du Pacte d'Excellence. En effet, l'un d'entre eux est de rendre l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles le plus équitable possible et cela passe notamment par la mise en place de projets pédagogiques.

Dans le cadre du projet What do you think ?, UNICEF Belgique a récolté des centaines de témoignages d'écoliers vulnérables entre 2010 et 2018. Beaucoup d'entre eux montrent l'existence d'un certain nombre d'inégalités dans le système éducatif belge. Malheureusement, le statut social de l'enfant joue encore un trop grand rôle dans sa réussite scolaire.Le rapport pointe notamment du doigt la situation des enfants migrants qui ne sont pas toujours très bien intégrés au sein de leur établissement scolaire. Les enseignants sont également remis en cause : fort taux d'absentéisme, peu d'implication pour la réussite de l'enfant, etc. Un autre grand point de ce rapport est l'insalubrité de nombreuses écoles. Les enfants déplorent la surpopulation des classes, les problèmes d'humidité ou encore les toilettes "crasseuses".Ces enfants, déjà fragilisés socialement, ne se sentent pas soutenus par l'école. Ils ont conscience qu'ils sont dans des "écoles poubelles" avec moins de droits et de sorties par rapport à d'autres établissements.Depuis cette étude, UNICEF Belgique travaille en partenariat avec l'Université de Mons et la KU Leuven pour augmenter l'égalité des chances dans le milieu scolaire. L'organisation a publié récemment sur son site un état des lieux de leur travail.Pour Émilie Carosin, chercheuse à l'UMons, l'élaboration de projets pédagogiques passe par l'identification d'outils pertinents pour lutter contre la discrimination, favoriser le bien-être et collaborer plus efficacement avec les parents. Il faut également penser à des suivis et des évaluations après la mise en place d'initiatives pédagogiques.Les trois partenaires ont accompagné quatre écoles belges (deux de la Ville de Bruxelles, une de Molenbeek et une de Flandre) dans des projets éducatifs. Leur approche éducative est fondée sur les droits de l'enfant pour qu'il "se réalise et participe à une société plus juste". L'approche mise sur une dynamique collective. Chaque acteur d'un établissement scolaire doit collaborer à "la définition d'objectifs pour renforcer l'égalité des chances des enfants et des jeunes". L'équipe pédagogique doit ensuite mettre en place une "théorie du changement" qui encourage la participation de l'enfant et de ses parents pour diminuer les inégalités scolaires.Pour UNICEF Belgique, ce projet permet d'apporter un véritable enrichissement pour toutes les institutions scolaires du pays. Leurs recherches permettent "d'apporter un regard critique sur le déterminisme social" et "contribuent à plus de justice sociale".À terme, l'objectif de l'association est de fournir à toutes les écoles une boîte à outils, un catalogue de méthodes pour mettre en pratique les objectifs du Pacte d'Excellence. En effet, l'un d'entre eux est de rendre l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles le plus équitable possible et cela passe notamment par la mise en place de projets pédagogiques.