Les journalistes chargées de l'enquête se sont demandé si les soins psychiatriques étaient vraiment efficaces, si les traitements proposés étaient suffisamment étayés par la science et si l'argent consacré à la psychiatrie était dépensé à bon escient.

L'analyse révèle qu'à peine une institution psychiatrique sur six tient les effets des traitements à jour. L'Inspection flamande des soins souligne que l'étude de la qualité de vie des patients ne relève pas de sa compétence.

Interrogée par De Morgen, la professeure Chantal Van Audenhove (LUCAS, KU Leuven) déplore ce manque de transparence. "Pourtant, il est parfaitement possible de cartographier le suivi des patients après l'hospitalisation. Si on ne le fait pas, on ne sait pas si les réformes sont efficaces", estime-t-elle.

Malgré les efforts de ces dernières années pour soigner les gens à domicile, la plupart des patients se retrouvent à l'hôpital. Les spécialistes dénoncent également le manque de transparence financière.

Cependant, comme le souligne De Morgen, ce n'est pas parce que nous ne savons pas si les institutions psychiatriques fournissent un travail de qualité que ce n'est pas le cas. Le professeur en psychiatrie, Geert Dom (Université d'Anvers), déclare que plusieurs études internationales démontrent que le rendement de la psychiatrie est relativement bon. "Il n'y a aucune raison d'admettre que la Flandre s'en sortirait moins bien", déclare-t-il, même s'il admet qu'il ne peut prouver ces chiffres. "La Flandre excelle en manque de chiffres." (CB)

Les journalistes chargées de l'enquête se sont demandé si les soins psychiatriques étaient vraiment efficaces, si les traitements proposés étaient suffisamment étayés par la science et si l'argent consacré à la psychiatrie était dépensé à bon escient. L'analyse révèle qu'à peine une institution psychiatrique sur six tient les effets des traitements à jour. L'Inspection flamande des soins souligne que l'étude de la qualité de vie des patients ne relève pas de sa compétence. Interrogée par De Morgen, la professeure Chantal Van Audenhove (LUCAS, KU Leuven) déplore ce manque de transparence. "Pourtant, il est parfaitement possible de cartographier le suivi des patients après l'hospitalisation. Si on ne le fait pas, on ne sait pas si les réformes sont efficaces", estime-t-elle. Malgré les efforts de ces dernières années pour soigner les gens à domicile, la plupart des patients se retrouvent à l'hôpital. Les spécialistes dénoncent également le manque de transparence financière. Cependant, comme le souligne De Morgen, ce n'est pas parce que nous ne savons pas si les institutions psychiatriques fournissent un travail de qualité que ce n'est pas le cas. Le professeur en psychiatrie, Geert Dom (Université d'Anvers), déclare que plusieurs études internationales démontrent que le rendement de la psychiatrie est relativement bon. "Il n'y a aucune raison d'admettre que la Flandre s'en sortirait moins bien", déclare-t-il, même s'il admet qu'il ne peut prouver ces chiffres. "La Flandre excelle en manque de chiffres." (CB)