Emmenés par l'ancienne ministre de la Famille Franziska Giffey, les sociaux-démocrates ont obtenu 21,4% des suffrages dans la Ville-Etat, devant les Verts (18,9%) et les chrétiens-démocrates de la CDU (18,1%). Le SPD est aux commandes de la capitale allemande depuis vingt ans. Franziska Giffey a indiqué sur la radio régionale publique RBB qu'elle allait entamer des discussions avec les Verts mais aussi avec la CDU en vue de constituer une majorité stable pour diriger la capitale. Les Berlinois se sont par ailleurs prononcés à une large majorité de 56,4% pour "exproprier" les groupes immobiliers détenant plus de 3.000 logements lors d'un référendum d'initiative citoyenne également organisé dimanche. Ce vote est l'aboutissement de la grogne croissante des Berlinois contre le coût du logement. Les supporteurs du référendum veulent faire passer une partie du parc immobilier privé en gestion publique pour mieux réguler les prix. Mais le résultat n'est pas contraignant pour le Sénat de Berlin, organe exécutif local. La nouvelle municipalité devra toutefois se saisir politiquement du sujet et la question du logement sera au coeur des négociations pour aboutir à la nouvelle coalition. Franziska Giffey a rappelé lundi qu'elle était opposée à ce transfert de propriété, estimant que ce n'était "pas la bonne voie", notamment en raison des indemnisations à prévoir. Mais une partie des Verts y sont favorables. "La future coalition gouvernementale devra mettre en oeuvre la socialisation des sociétés de logement", a appelé dans un communiqué Joanna Kusiak, porte-parole de Deutsche Wohnen Enteignen, le collectif à l'origine du referendum. Après avoir recueilli quelque 346.000 signatures, les promoteurs de cette consultation populaire ont pu obtenir la tenue d'un vote, selon les règles de démocratie locale en vigueur dans la capitale allemande. Dans une capitale dont l'attractivité s'est renforcée ces dernières années, les loyers ont augmenté en moyenne de 85% entre 2007 et 2019, même s'ils restent bien inférieurs à ceux de Londres ou Paris. La hausse étrangle de nombreux habitants dans une capitale où 80% des résidents sont locataires, et où le taux de risque de pauvreté (personnes disposant de moins de 60% du revenu médian) atteint 19,3%, contre 15,9% dans l'ensemble du pays. Les grandes sociétés immobilières sont accusées d'être responsables de la crise, en spéculant sur la hausse des prix, ce qu'elles nient. "L'expropriation n'est pas une solution pour les divers défis qu'affronte le marché immobilier de Berlin", a d'ailleurs réagi lundi Vonovia, l'un des plus gros propriétaires de la ville. (Belga)

Emmenés par l'ancienne ministre de la Famille Franziska Giffey, les sociaux-démocrates ont obtenu 21,4% des suffrages dans la Ville-Etat, devant les Verts (18,9%) et les chrétiens-démocrates de la CDU (18,1%). Le SPD est aux commandes de la capitale allemande depuis vingt ans. Franziska Giffey a indiqué sur la radio régionale publique RBB qu'elle allait entamer des discussions avec les Verts mais aussi avec la CDU en vue de constituer une majorité stable pour diriger la capitale. Les Berlinois se sont par ailleurs prononcés à une large majorité de 56,4% pour "exproprier" les groupes immobiliers détenant plus de 3.000 logements lors d'un référendum d'initiative citoyenne également organisé dimanche. Ce vote est l'aboutissement de la grogne croissante des Berlinois contre le coût du logement. Les supporteurs du référendum veulent faire passer une partie du parc immobilier privé en gestion publique pour mieux réguler les prix. Mais le résultat n'est pas contraignant pour le Sénat de Berlin, organe exécutif local. La nouvelle municipalité devra toutefois se saisir politiquement du sujet et la question du logement sera au coeur des négociations pour aboutir à la nouvelle coalition. Franziska Giffey a rappelé lundi qu'elle était opposée à ce transfert de propriété, estimant que ce n'était "pas la bonne voie", notamment en raison des indemnisations à prévoir. Mais une partie des Verts y sont favorables. "La future coalition gouvernementale devra mettre en oeuvre la socialisation des sociétés de logement", a appelé dans un communiqué Joanna Kusiak, porte-parole de Deutsche Wohnen Enteignen, le collectif à l'origine du referendum. Après avoir recueilli quelque 346.000 signatures, les promoteurs de cette consultation populaire ont pu obtenir la tenue d'un vote, selon les règles de démocratie locale en vigueur dans la capitale allemande. Dans une capitale dont l'attractivité s'est renforcée ces dernières années, les loyers ont augmenté en moyenne de 85% entre 2007 et 2019, même s'ils restent bien inférieurs à ceux de Londres ou Paris. La hausse étrangle de nombreux habitants dans une capitale où 80% des résidents sont locataires, et où le taux de risque de pauvreté (personnes disposant de moins de 60% du revenu médian) atteint 19,3%, contre 15,9% dans l'ensemble du pays. Les grandes sociétés immobilières sont accusées d'être responsables de la crise, en spéculant sur la hausse des prix, ce qu'elles nient. "L'expropriation n'est pas une solution pour les divers défis qu'affronte le marché immobilier de Berlin", a d'ailleurs réagi lundi Vonovia, l'un des plus gros propriétaires de la ville. (Belga)