La Maltaise Roberta Metsola, candidate du PPE (conservateurs), pourrait donc succéder, lors de l'élection attendue à la plénière de janvier prochain, au socialiste italien David Sassoli, qui s'était jusqu'ici abstenu de dévoiler ses desseins. Le PPE réclame le poste au nom d'un accord passé en juillet 2019 avec ses partenaires de majorité S&D et Renew Europe (libéraux), lors du partage des plus hautes fonctions de l'UE, consécutif aux élections de mai 2019. Depuis quelques semaines, le S&D remettait cet accord en question en raison d'un rapport de forces plus favorable dans les pays de l'UE, qui se traduit notamment par l'arrivée au pouvoir en Allemagne du chancelier social-démocrate Olaf Scholz, à la suite de la PPE Angela Merkel. En abandonnant la présidence du Parlement européen, les S&D devraient se contenter du poste de chef de la diplomatie européenne, en la personne de Josep Borrell, les présidences des autres grandes institutions de l'UE leur ayant échappé. Le camp RE - troisième formation de l'hémicycle - s'est quant à lui retranché sur un "devoir de neutralité", disant opter pour une procédure d'audition qu'il a déjà menée avec Mme Metsola, et qu'il aurait été prêt à poursuivre avec un éventuel candidat S&D. Les socialistes et sociaux-démocrates n'ont pas pu obtenir suffisamment de soutien ces dernières semaines, malgré la mise en évidence de positions anti-avortement reprochées par le camp progressiste à Mme Metsola. La présidente du groupe S&D, l'Espagnole Iratxe García, a donc proposé mardi soir à ses troupes la négociation d'un accord pour être mieux représentées dans les instances du Parlement européen pour la seconde moitié de la législature, et obtenir des avancées programmatiques, selon des sources S&D à l'agence de presse espagnole EFE. David Sassoli, quant à lui, a fait savoir dans la presse italienne qu'il ne se présenterait pas "afin de ne pas fragmenter le front europhile". Le changement au perchoir du Parlement européen à mi-législature s'accompagne du renouvellement des vices-présidents de l'institution et des présidences des commissions. Le S&D aurait en outre un ?il sur le poste de secrétaire général du Parlement, occupé depuis treize ans par le PPE allemand Klaus Welle, et qui pourrait échoir au S&D allemand Markus Winkler, actuel vice-secrétaire général, qui fut chef de cabinet du président du Parlement Martin Schulz entre 2012 et 2016. En dehors des trois partis de la majorité parlementaire, deux candidats à la présidence du Parlement se sont fait connaître: le nationaliste-conservateur polonais Kosma Zlotowski (CRE) et la gauchiste radicale espagnole Sira Rego (GUE/NGL), a priori sans chances de succès. En cas de victoire, Roberta Metsola serait, à 42 ans, la plus jeune présidente de l'institution et la troisième femme à ce poste, après Simone Veil et Nicole Fontaine. Les Verts/ALE n'ont pas encore fait connaître leur attitude. Ce mardi soir, ils ont réélu à leur tête le Belge Philippe Lambertz (Ecolo) et l'Allemande Ska Keller. (Belga)

La Maltaise Roberta Metsola, candidate du PPE (conservateurs), pourrait donc succéder, lors de l'élection attendue à la plénière de janvier prochain, au socialiste italien David Sassoli, qui s'était jusqu'ici abstenu de dévoiler ses desseins. Le PPE réclame le poste au nom d'un accord passé en juillet 2019 avec ses partenaires de majorité S&D et Renew Europe (libéraux), lors du partage des plus hautes fonctions de l'UE, consécutif aux élections de mai 2019. Depuis quelques semaines, le S&D remettait cet accord en question en raison d'un rapport de forces plus favorable dans les pays de l'UE, qui se traduit notamment par l'arrivée au pouvoir en Allemagne du chancelier social-démocrate Olaf Scholz, à la suite de la PPE Angela Merkel. En abandonnant la présidence du Parlement européen, les S&D devraient se contenter du poste de chef de la diplomatie européenne, en la personne de Josep Borrell, les présidences des autres grandes institutions de l'UE leur ayant échappé. Le camp RE - troisième formation de l'hémicycle - s'est quant à lui retranché sur un "devoir de neutralité", disant opter pour une procédure d'audition qu'il a déjà menée avec Mme Metsola, et qu'il aurait été prêt à poursuivre avec un éventuel candidat S&D. Les socialistes et sociaux-démocrates n'ont pas pu obtenir suffisamment de soutien ces dernières semaines, malgré la mise en évidence de positions anti-avortement reprochées par le camp progressiste à Mme Metsola. La présidente du groupe S&D, l'Espagnole Iratxe García, a donc proposé mardi soir à ses troupes la négociation d'un accord pour être mieux représentées dans les instances du Parlement européen pour la seconde moitié de la législature, et obtenir des avancées programmatiques, selon des sources S&D à l'agence de presse espagnole EFE. David Sassoli, quant à lui, a fait savoir dans la presse italienne qu'il ne se présenterait pas "afin de ne pas fragmenter le front europhile". Le changement au perchoir du Parlement européen à mi-législature s'accompagne du renouvellement des vices-présidents de l'institution et des présidences des commissions. Le S&D aurait en outre un ?il sur le poste de secrétaire général du Parlement, occupé depuis treize ans par le PPE allemand Klaus Welle, et qui pourrait échoir au S&D allemand Markus Winkler, actuel vice-secrétaire général, qui fut chef de cabinet du président du Parlement Martin Schulz entre 2012 et 2016. En dehors des trois partis de la majorité parlementaire, deux candidats à la présidence du Parlement se sont fait connaître: le nationaliste-conservateur polonais Kosma Zlotowski (CRE) et la gauchiste radicale espagnole Sira Rego (GUE/NGL), a priori sans chances de succès. En cas de victoire, Roberta Metsola serait, à 42 ans, la plus jeune présidente de l'institution et la troisième femme à ce poste, après Simone Veil et Nicole Fontaine. Les Verts/ALE n'ont pas encore fait connaître leur attitude. Ce mardi soir, ils ont réélu à leur tête le Belge Philippe Lambertz (Ecolo) et l'Allemande Ska Keller. (Belga)