"Nous envoyons aujourd'hui un cri de détresse (...) De nombreuses équipes SOS Enfants font face à une augmentation du nombre de signalements d'enfants maltraités. Complétement engorgés, nous sommes obligés de renvoyer ces signaleurs, familiers ou professionnels, vers un réseau de soin psycho-social saturé lui aussi (...), exposent-elles. "Cette situation est insupportable à vivre pour les soignants que nous sommes". Face à ce réseau paralysé, les équipes disent ne plus être en mesure d'assumer adéquatement leurs missions de base et de prendre soin de ces enfants et familles polytraumatisés. "Dans certaines régions, les demandes explosent (à SOS Charleroi : +50%, à SOS Liège-Montlégia : +45% sur le premier trimestre 2021)", détaille le communiqué. Ces derniers mois, la situation des enfants victimes s'aggrave "dramatiquement" car les délais d'intervention des services de santé mentale et éducatifs de première ligne sont fortement rallongés et les places font défaut dans les familles d'accueil d'urgence ou dans les institutions d'hébergement, ajoute SOS Enfants. Les équipes soulignent, par ailleurs, que la fermeture des écoles a un impact direct sur la maltraitance infantile: "l'enfant ne peut plus se confier à propos de la violence subie et se voit privé d'un lieu d'apprentissage et de socialisation primordial". Les nouveau-nés en danger sont également devenus invisibles puisque l'ONE limite les interventions à domicile de ses agents. SOS Enfants demande donc de "rendre visibles ces enfants", en rouvrant ces radars que sont les écoles, les centres de loisirs et sportifs, les services éducatifs et psycho-médico-sociaux de première ligne, etc". Il est également important que le secteur d'Aide à la Jeunesse assure une entière disponibilité: "nous sommes tous des métiers essentiels où le télétravail ne devrait pas être d'application" . Les équipes réclament en outre, un budget exceptionnel pour le renfort des effectifs et sollicitent une concertation avec les ministres en charge de la petite enfance, de l'aide à la jeunesse et de la santé afin de repenser la lutte contre la maltraitance infantile en Fédération Wallonie-Bruxelles. (Belga)

"Nous envoyons aujourd'hui un cri de détresse (...) De nombreuses équipes SOS Enfants font face à une augmentation du nombre de signalements d'enfants maltraités. Complétement engorgés, nous sommes obligés de renvoyer ces signaleurs, familiers ou professionnels, vers un réseau de soin psycho-social saturé lui aussi (...), exposent-elles. "Cette situation est insupportable à vivre pour les soignants que nous sommes". Face à ce réseau paralysé, les équipes disent ne plus être en mesure d'assumer adéquatement leurs missions de base et de prendre soin de ces enfants et familles polytraumatisés. "Dans certaines régions, les demandes explosent (à SOS Charleroi : +50%, à SOS Liège-Montlégia : +45% sur le premier trimestre 2021)", détaille le communiqué. Ces derniers mois, la situation des enfants victimes s'aggrave "dramatiquement" car les délais d'intervention des services de santé mentale et éducatifs de première ligne sont fortement rallongés et les places font défaut dans les familles d'accueil d'urgence ou dans les institutions d'hébergement, ajoute SOS Enfants. Les équipes soulignent, par ailleurs, que la fermeture des écoles a un impact direct sur la maltraitance infantile: "l'enfant ne peut plus se confier à propos de la violence subie et se voit privé d'un lieu d'apprentissage et de socialisation primordial". Les nouveau-nés en danger sont également devenus invisibles puisque l'ONE limite les interventions à domicile de ses agents. SOS Enfants demande donc de "rendre visibles ces enfants", en rouvrant ces radars que sont les écoles, les centres de loisirs et sportifs, les services éducatifs et psycho-médico-sociaux de première ligne, etc". Il est également important que le secteur d'Aide à la Jeunesse assure une entière disponibilité: "nous sommes tous des métiers essentiels où le télétravail ne devrait pas être d'application" . Les équipes réclament en outre, un budget exceptionnel pour le renfort des effectifs et sollicitent une concertation avec les ministres en charge de la petite enfance, de l'aide à la jeunesse et de la santé afin de repenser la lutte contre la maltraitance infantile en Fédération Wallonie-Bruxelles. (Belga)