Le MR Jean-Paul Wahl a présidé la séance en qualité de sénateur sortant qui a la plus longue ancienneté parlementaire. Il n'a pas appelé les deux sénateurs les plus jeunes à l'assister, comme cela se fait traditionnellement. De la sorte, Adeline Blancquaert, élue du Vlaams Belang, n'a pas pris place au perchoir de l'assemblée.

La présence de l'extrême-droite, gagnante des élections en Flandre, a toutefois fait réagir le PS. Les sénateurs socialistes ont prêté le serment constitutionnel en affichant dans la paume de leur main droite un triangle rouge, symbole de résistance au fascisme.

La séance s'est déroulée sans incident. De sources concordantes, l'on indiquait toutefois que la disposition des groupes au sein de l'hémicycle avait posé problème jusqu'à la dernière minute, personne ne souhaitant le voisinage du Vlaams Belang.

Dans une brève allocution, le président a insisté sur la défense de la démocratie qui permet par des élections périodiques d'assurer pacifiquement le changement de rapport de forces au sein d'un État.

"Nous devons protéger notre démocratie contre la montée des inégalités, les discriminations grandissantes ou l'enfermement intellectuel. Il revient à nos parlements de se prémunir contre l'affaiblissement des valeurs qui définissent notre démocratie", a expliqué M. Wahl.

Le 12 juillet se tiendra une nouvelle séance plénière au cours de laquelle les dix sénateurs cooptés prêteront serment.