La société-mère avait annoncé plus tôt dans la journée, à l'issue de l'essai clinique de phase 3, que son vaccin était efficace à 66% contre les symptômes bénins du Covid-19. Le candidat-vaccin semble donc obtenir un score nettement inférieur à celui des vaccins de Pfizer et Moderna, qui ont fait état de taux de protection supérieurs à 90%. Néanmoins, les résultats du vaccin Johnson & Johnson sont très encourageants, a affirmé Johan Van Hoof. "La protection contre les maladies graves est la plus adaptée sur le plan clinique, elle est globalement de 85%. De plus, parmi les volontaires qui ont reçu le vaccin, aucune hospitalisation ni décès n'a été enregistré après 28 jours. Pour les chiffres qui sont les plus pertinents dans le contexte d'une pandémie, lorsque la pression sur le système de santé doit être allégée, le vaccin est donc très efficace." M. Van Hoof a également souligné les résultats encourageants obtenus en Afrique du Sud, où le taux de protection contre les maladies graves était aussi élevé, alors que 90% des infections dans ce pays étaient dues au variant sud-africain. "C'est prometteur, car cela indique que le vaccin est également efficace contre de nouveaux variants." La comparaison avec d'autres vaccins est très difficile, selon M. Van Hoof, d'autant plus que l'évaluation n'a pas été faite dans le cadre de la même étude. "De plus, cette évaluation a été faite sur la base d'une vaccination au lieu de deux. Nous avons fait ce choix parce que, dans la situation actuelle, nous devons également nous concentrer sur la rapidité, afin que la pression sur les systèmes de santé puisse être réduite le plus rapidement possible. Opter pour une seule dose double la capacité." Un essai clinique est actuellement en cours afin d'examiner les effets d'une seconde injection du vaccin. "Nous étudions les potentiels avantages supplémentaires de l'inoculation, comme par exemple la protection additionnelle contre des symptômes plus légers", a ajouté M. Van Hoof. Johnson & Johnson devrait soumettre une demande d'approbation à l'Agence européenne des médicaments (EMA) au cours de la première ou de la deuxième semaine de février, en même temps que celle prévue auprès de la Food and Drug Administration (FDA) américaine. "Nous sommes en discussion permanente avec l'EMA, nous lui avons donc déjà transmis beaucoup de données", a expliqué M. Van Hoof. L'approbation aux États-Unis est attendue, si tout se passe bien, pour le début du mois de mars. En ce qui concerne l'Europe, M. Van Hoof n'a voulu faire aucune prédiction. La Commission européenne a conclu en octobre un contrat avec Johnson & Johnson pour 200 millions de doses, avec une option pour 200 millions supplémentaires. "Nous sommes en bonne voie pour commencer la livraison en avril comme convenu", a conclu M. Van Hoof. (Belga)

La société-mère avait annoncé plus tôt dans la journée, à l'issue de l'essai clinique de phase 3, que son vaccin était efficace à 66% contre les symptômes bénins du Covid-19. Le candidat-vaccin semble donc obtenir un score nettement inférieur à celui des vaccins de Pfizer et Moderna, qui ont fait état de taux de protection supérieurs à 90%. Néanmoins, les résultats du vaccin Johnson & Johnson sont très encourageants, a affirmé Johan Van Hoof. "La protection contre les maladies graves est la plus adaptée sur le plan clinique, elle est globalement de 85%. De plus, parmi les volontaires qui ont reçu le vaccin, aucune hospitalisation ni décès n'a été enregistré après 28 jours. Pour les chiffres qui sont les plus pertinents dans le contexte d'une pandémie, lorsque la pression sur le système de santé doit être allégée, le vaccin est donc très efficace." M. Van Hoof a également souligné les résultats encourageants obtenus en Afrique du Sud, où le taux de protection contre les maladies graves était aussi élevé, alors que 90% des infections dans ce pays étaient dues au variant sud-africain. "C'est prometteur, car cela indique que le vaccin est également efficace contre de nouveaux variants." La comparaison avec d'autres vaccins est très difficile, selon M. Van Hoof, d'autant plus que l'évaluation n'a pas été faite dans le cadre de la même étude. "De plus, cette évaluation a été faite sur la base d'une vaccination au lieu de deux. Nous avons fait ce choix parce que, dans la situation actuelle, nous devons également nous concentrer sur la rapidité, afin que la pression sur les systèmes de santé puisse être réduite le plus rapidement possible. Opter pour une seule dose double la capacité." Un essai clinique est actuellement en cours afin d'examiner les effets d'une seconde injection du vaccin. "Nous étudions les potentiels avantages supplémentaires de l'inoculation, comme par exemple la protection additionnelle contre des symptômes plus légers", a ajouté M. Van Hoof. Johnson & Johnson devrait soumettre une demande d'approbation à l'Agence européenne des médicaments (EMA) au cours de la première ou de la deuxième semaine de février, en même temps que celle prévue auprès de la Food and Drug Administration (FDA) américaine. "Nous sommes en discussion permanente avec l'EMA, nous lui avons donc déjà transmis beaucoup de données", a expliqué M. Van Hoof. L'approbation aux États-Unis est attendue, si tout se passe bien, pour le début du mois de mars. En ce qui concerne l'Europe, M. Van Hoof n'a voulu faire aucune prédiction. La Commission européenne a conclu en octobre un contrat avec Johnson & Johnson pour 200 millions de doses, avec une option pour 200 millions supplémentaires. "Nous sommes en bonne voie pour commencer la livraison en avril comme convenu", a conclu M. Van Hoof. (Belga)