Le câble à haute tension sous-marin, dénommé Nemo Link, qui relie la Belgique au Royaume-Uni, a été inauguré début décembre. Il est le fruit de 10 ans de travail réalisés par Elia et son homologue britannique National Grid. Nemo Link est un double câble électrique long de 140 kilomètres, dont 130 sous la mer. Deux stations de conversion sont installées à ses extrémités, à Herdersbrug (entre Bruges et Zeebrugge) et Richborough. Le câble permet le transport de 1.000 MW d'électricité dans les deux sens, ce qui constitue à peu près la puissance d'une centrale nucléaire.

Après plusieurs semaines de tests, le câble transportera pour la première fois de l'électricité le 31 janvier.

Cela signifie que la Belgique, en cas de risque de pénurie d'électricité, pourrait le cas échéant compter sur 1.000 MW de capacité supplémentaire en provenance des centrales électriques britanniques.

Un éventuel brexit "dur" n'aura pas d'impact sur le fonctionnement de Nemo, précise-t-on chez Elia.

De son côté, la ministre fédérale de l'Énergie, Marie Christine Marghem, s'est réjouie de l'"excellente nouvelle". "Cette interconnexion renforcera encore la sécurité d'approvisionnement en général, et pour cet hiver en particulier", a souligné la ministre, qui a assuré récemment que l'approvisionnement électrique était garanti cet hiver en Belgique.