La Maison Blanche avait raboté le 21 mai son plan d'infrastructures de 600 milliards de dollars, à 1.700 milliards, pour tenter de rallier les sénateurs républicains. Ces derniers avaient répondu en déplorant la persistance de "grandes divergences", tout en promettant de travailler à une contre-offre. "Nous avons aujourd'hui un plan de 928 milliards de dollars sur huit ans, qui se concentre sur le coeur des infrastructures", a annoncé jeudi la sénatrice républicaine Shelley Moore Capito. "Il s'agit d'une sérieuse tentative de parvenir à un accord entre républicains et démocrates", a-t-elle affirmé. Mais leurs positions restent éloignées. Les républicains veulent circonscrire les infrastructures à leur définition traditionnelle: ponts, routes, aéroports... en y ajoutant, comme les démocrates, l'internet à haut débit. Mais le plan Biden va au-delà, en comprenant notamment des financements en faveur des aides-soignants à domicile pour les personnes âgées, des hôpitaux pour les anciens combattants, pour la construction des écoles, ou encore pour développer l'utilisation des véhicules électriques. Ce que l'opposition a encore rejeté jeudi. "Nous estimons tout simplement que ces programmes devraient faire l'objet de projets de lois distincts", ont écrit les sénateurs républicains à Joe Biden. Ils ont d'autre part écarté toute possibilité de financer ce plan par une augmentation d'impôts, contrairement à ce que prévoit le président démocrate avec une hausse de l'impôt sur les sociétés de 21% à 28%. Ceci reviendrait à revenir sur la grande réforme fiscale adoptée sous Donald Trump. Une ligne rouge infranchissable, ont martelé jeudi les républicains. Ils ont à la place proposé de financer leur plan en partie avec des fonds déjà débloqués pour la lutte contre le Covid-19 et qui n'ont, selon eux, pas été utilisés. Joe Biden avait présenté fin mars son grand projet ("American Jobs Plan") en arguant qu'il permettrait de créer des millions d'emplois, de tenir tête à la Chine et de lutter contre le changement climatique. Les démocrates espéraient organiser un premier vote sur ce projet de loi à la Chambre début juillet mais la lenteur des négociations pourrait repousser cette échéance. (Belga)

La Maison Blanche avait raboté le 21 mai son plan d'infrastructures de 600 milliards de dollars, à 1.700 milliards, pour tenter de rallier les sénateurs républicains. Ces derniers avaient répondu en déplorant la persistance de "grandes divergences", tout en promettant de travailler à une contre-offre. "Nous avons aujourd'hui un plan de 928 milliards de dollars sur huit ans, qui se concentre sur le coeur des infrastructures", a annoncé jeudi la sénatrice républicaine Shelley Moore Capito. "Il s'agit d'une sérieuse tentative de parvenir à un accord entre républicains et démocrates", a-t-elle affirmé. Mais leurs positions restent éloignées. Les républicains veulent circonscrire les infrastructures à leur définition traditionnelle: ponts, routes, aéroports... en y ajoutant, comme les démocrates, l'internet à haut débit. Mais le plan Biden va au-delà, en comprenant notamment des financements en faveur des aides-soignants à domicile pour les personnes âgées, des hôpitaux pour les anciens combattants, pour la construction des écoles, ou encore pour développer l'utilisation des véhicules électriques. Ce que l'opposition a encore rejeté jeudi. "Nous estimons tout simplement que ces programmes devraient faire l'objet de projets de lois distincts", ont écrit les sénateurs républicains à Joe Biden. Ils ont d'autre part écarté toute possibilité de financer ce plan par une augmentation d'impôts, contrairement à ce que prévoit le président démocrate avec une hausse de l'impôt sur les sociétés de 21% à 28%. Ceci reviendrait à revenir sur la grande réforme fiscale adoptée sous Donald Trump. Une ligne rouge infranchissable, ont martelé jeudi les républicains. Ils ont à la place proposé de financer leur plan en partie avec des fonds déjà débloqués pour la lutte contre le Covid-19 et qui n'ont, selon eux, pas été utilisés. Joe Biden avait présenté fin mars son grand projet ("American Jobs Plan") en arguant qu'il permettrait de créer des millions d'emplois, de tenir tête à la Chine et de lutter contre le changement climatique. Les démocrates espéraient organiser un premier vote sur ce projet de loi à la Chambre début juillet mais la lenteur des négociations pourrait repousser cette échéance. (Belga)