"Nous avons l'impression que nous allons revivre les évènements de février-mars", explique Mme Vlieghe, en évoquant les nombreux voyageurs qui, au printemps, ont facilité la propagation du virus en Belgique après leur retour de vacances. De nombreuses personnes ont en effet voyagé durant les vacances hivernales. "Ce système (PLF) a été mis en place en été, à une époque où la circulation du Covid-19 était beaucoup moins importante. Il s'agit d'un système vulnérable aux abus. Nous ne pouvons pas nous le permettre à ce stade de l'épidémie", souligne-t-elle. Actuellement, les Belges de retour de l'étranger ne doivent pas présenter un test négatif. Il n'y a pas de cadre juridique à cet effet et il est difficile de le mettre en place à court terme alors que la fin des vacances approche à grands pas. L'infectiologue estime toutefois qu'il est nécessaire de rendre le testing obligatoire, même si la mesure est implémentée après cette période de retour de vacances. "Je ne cache pas ma frustration. Nous avons soulevé cette question en tant qu'experts dans des avis précédents. Malgré les appels du gouvernement, de nombreux Belges sont quand même partis à l'étranger. Et cela ne va pas s'arrêter là. La neige et le soleil n'ont pas fini d'attirer de nombreuses personnes", indique Erika Vlieghe. "La Belgique enregistre enfin des chiffres stables. Ce n'est pas le moment de voyager. La circulation du virus est beaucoup trop importante en Europe et la nouvelle souche commence à se répandre", conclut l'experte. (Belga)

"Nous avons l'impression que nous allons revivre les évènements de février-mars", explique Mme Vlieghe, en évoquant les nombreux voyageurs qui, au printemps, ont facilité la propagation du virus en Belgique après leur retour de vacances. De nombreuses personnes ont en effet voyagé durant les vacances hivernales. "Ce système (PLF) a été mis en place en été, à une époque où la circulation du Covid-19 était beaucoup moins importante. Il s'agit d'un système vulnérable aux abus. Nous ne pouvons pas nous le permettre à ce stade de l'épidémie", souligne-t-elle. Actuellement, les Belges de retour de l'étranger ne doivent pas présenter un test négatif. Il n'y a pas de cadre juridique à cet effet et il est difficile de le mettre en place à court terme alors que la fin des vacances approche à grands pas. L'infectiologue estime toutefois qu'il est nécessaire de rendre le testing obligatoire, même si la mesure est implémentée après cette période de retour de vacances. "Je ne cache pas ma frustration. Nous avons soulevé cette question en tant qu'experts dans des avis précédents. Malgré les appels du gouvernement, de nombreux Belges sont quand même partis à l'étranger. Et cela ne va pas s'arrêter là. La neige et le soleil n'ont pas fini d'attirer de nombreuses personnes", indique Erika Vlieghe. "La Belgique enregistre enfin des chiffres stables. Ce n'est pas le moment de voyager. La circulation du virus est beaucoup trop importante en Europe et la nouvelle souche commence à se répandre", conclut l'experte. (Belga)