Le "décret Paysage" est critiqué par les signataires de la missive car il serait à l'origine d'une déresponsabilisation des étudiants. Les signataires de la lettre s'interrogent sur "le coût sociétal d'un régime qui permet aux étudiants de traînasser dans un système sans chances de réussite réelles". Ils demandent au ministre de prendre acte de leur "profond sentiment de déception" devant un décret "qui demande des investissements énormes pour aboutir à un résultat inférieur".

La règle des 45 crédits sur 60 à valider pour passer de première en deuxième et donc la suppression de la notion d'année d'études entraînent leur lot de dérives : sentiment erroné de réussite, impression de liberté totale dans l'organisation du parcours, report du moment où certains étudiants constatent leur difficulté à poursuivre, charge administrative énorme pour les universités, dévalorisation des diplômes...

"Ces problèmes étaient parfaitement prévisibles. Mais les principaux intéressés n'ont pas été consultés au préalable. Il s'agit là d'un déficit démocratique et d'une ingérence sans précédent du politique dans le fonctionnement universitaire", déplorent les signataires.

"Une démocratisation de l'enseignement supérieur serait certes souhaitable; cependant, le décret ne donne pas aux universités les moyens nécessaires à celle-ci. Il dévalorise en outre les diplômes universitaires de la Belgique francophone, qui peuvent désormais être obtenus à l'usure", concluent-ils.

Le "décret Paysage" est critiqué par les signataires de la missive car il serait à l'origine d'une déresponsabilisation des étudiants. Les signataires de la lettre s'interrogent sur "le coût sociétal d'un régime qui permet aux étudiants de traînasser dans un système sans chances de réussite réelles". Ils demandent au ministre de prendre acte de leur "profond sentiment de déception" devant un décret "qui demande des investissements énormes pour aboutir à un résultat inférieur". La règle des 45 crédits sur 60 à valider pour passer de première en deuxième et donc la suppression de la notion d'année d'études entraînent leur lot de dérives : sentiment erroné de réussite, impression de liberté totale dans l'organisation du parcours, report du moment où certains étudiants constatent leur difficulté à poursuivre, charge administrative énorme pour les universités, dévalorisation des diplômes... "Ces problèmes étaient parfaitement prévisibles. Mais les principaux intéressés n'ont pas été consultés au préalable. Il s'agit là d'un déficit démocratique et d'une ingérence sans précédent du politique dans le fonctionnement universitaire", déplorent les signataires. "Une démocratisation de l'enseignement supérieur serait certes souhaitable; cependant, le décret ne donne pas aux universités les moyens nécessaires à celle-ci. Il dévalorise en outre les diplômes universitaires de la Belgique francophone, qui peuvent désormais être obtenus à l'usure", concluent-ils.