La présidente de l'assemblée s'est réunie jeudi avec le général en charge de la sécurité du parlement pour faire le point sur les dispositifs existants. La première des protections du parlement est la zone neutre qui ne permet pas un rassemblement comme celui qui s'est déroulé devant le Capitole. En cas de risque avéré, les grilles du parlement peuvent être immédiatement fermées et la police locale appelée en renfort. Des badges sont nécessaires pour franchir les portes d'entrée des bâtiments et, avec la menace terroriste de 2015, des portiques de sécurité ainsi que des appareils permettant de scanner les sacs ont été installés aux points d'accès des visiteurs. Le danger qui pourrait se présenter est plutôt un individu isolé. La Chambre dispose de plans d'évacuation dans un tel cas. "Tout est mis en place pour que la sécurité soit maximale dans notre assemblée", a souligné Mme Tillieux, interrogée par Belga. La zone neutre a vu le jour en 1892 à Bruxelles à l'initiative du bourgmestre libéral Charles Buls, par crainte d'émeutes ouvrières dans la capitale. En 1954, avec les remous de la Question royale et de la guerre scolaire, elle a été consacrée par une loi. Elle couvre une aire située autour du Parc royal et dans laquelle on retrouve le Palais royal, le parlement, le siège du gouvernement, etc. Elle sera modifiée en 2012 pour adapter la délimitation de la zone à l'évolution des institutions belges et en 2017 pour mettre en ?uvre un dispositif comparable à Namur, autour du siège du parlement wallon, et à Eupen, autour des institutions germanophones. Dans ces zones neutres sont interdits les rassemblements en plein air et les démonstrations individuelles. La règle est toutefois loin d'être toujours respectée par les manifestants qui défilent régulièrement à Bruxelles et qui, parfois, tentent de pénétrer ou pénètrent dans cette zone avant d'en être chassés par la police. Ces derniers temps, des militants écologistes ont défié le principe de la zone neutre, notamment en octobre 2019 devant la Place royale où ils avaient bloqué la circulation avant d'être fermement délogés par les forces de l'ordre, ou au mois de septembre 2020 devant le Palais royal pendant que des informateurs royaux étaient reçus par le Roi. En novembre 2018, des manifestants de "Time for climate, time for people" étaient parvenus à franchir les grilles du Palais de la Nation et à se rassembler pacifiquement dans la cour arrière, rue de Louvain, pour y dénoncer l'inaction du gouvernement précédent en matière climatique. Aucun incident ne s'était produit. En 2008, lors d'une manifestation pour le pouvoir d'achat organisé par les syndicats, quelques individus avaient forcé la grille du parlement wallon à Namur et avaient pénétré dans la cour du Saint-Gilles, renversant au passage une statue de Jean-Michel Folon. Les cas d'intrusion dans les bâtiments parlementaires semblent tout à fait exceptionnels en Belgique. Un cas est recensé en 1972. A l'occasion d'une manifestation d'agriculteurs, les frères Happart étaient parvenus à introduire un taureau et à lâcher des poules et des cochons au Sénat. Même s'il ne s'agit pas d'une intrusion, le 22 avril 2010, un incident avait suscité un vif émoi à la Chambre. Après la chute du gouvernement Leterme, des députés du Vlaams Belang avaient profité d'une interruption de séance pour se rassembler dans l'hémicycle et y entonner le "Vlaamse Leeuw" tandis que des militants avaient déployé une banderole appelant à l'indépendance de la Flandre depuis la tribune du public. Cette tribune est de temps à autre le théâtre d'incidents qui troublent brièvement les débats. Ils sont en général le fait d'activistes qui se glissent parmi les visiteurs du parlement et crient un slogan ou lancent des tracts. Ils sont expulsés aussitôt par les huissiers et la police militaire. (Belga)

La présidente de l'assemblée s'est réunie jeudi avec le général en charge de la sécurité du parlement pour faire le point sur les dispositifs existants. La première des protections du parlement est la zone neutre qui ne permet pas un rassemblement comme celui qui s'est déroulé devant le Capitole. En cas de risque avéré, les grilles du parlement peuvent être immédiatement fermées et la police locale appelée en renfort. Des badges sont nécessaires pour franchir les portes d'entrée des bâtiments et, avec la menace terroriste de 2015, des portiques de sécurité ainsi que des appareils permettant de scanner les sacs ont été installés aux points d'accès des visiteurs. Le danger qui pourrait se présenter est plutôt un individu isolé. La Chambre dispose de plans d'évacuation dans un tel cas. "Tout est mis en place pour que la sécurité soit maximale dans notre assemblée", a souligné Mme Tillieux, interrogée par Belga. La zone neutre a vu le jour en 1892 à Bruxelles à l'initiative du bourgmestre libéral Charles Buls, par crainte d'émeutes ouvrières dans la capitale. En 1954, avec les remous de la Question royale et de la guerre scolaire, elle a été consacrée par une loi. Elle couvre une aire située autour du Parc royal et dans laquelle on retrouve le Palais royal, le parlement, le siège du gouvernement, etc. Elle sera modifiée en 2012 pour adapter la délimitation de la zone à l'évolution des institutions belges et en 2017 pour mettre en ?uvre un dispositif comparable à Namur, autour du siège du parlement wallon, et à Eupen, autour des institutions germanophones. Dans ces zones neutres sont interdits les rassemblements en plein air et les démonstrations individuelles. La règle est toutefois loin d'être toujours respectée par les manifestants qui défilent régulièrement à Bruxelles et qui, parfois, tentent de pénétrer ou pénètrent dans cette zone avant d'en être chassés par la police. Ces derniers temps, des militants écologistes ont défié le principe de la zone neutre, notamment en octobre 2019 devant la Place royale où ils avaient bloqué la circulation avant d'être fermement délogés par les forces de l'ordre, ou au mois de septembre 2020 devant le Palais royal pendant que des informateurs royaux étaient reçus par le Roi. En novembre 2018, des manifestants de "Time for climate, time for people" étaient parvenus à franchir les grilles du Palais de la Nation et à se rassembler pacifiquement dans la cour arrière, rue de Louvain, pour y dénoncer l'inaction du gouvernement précédent en matière climatique. Aucun incident ne s'était produit. En 2008, lors d'une manifestation pour le pouvoir d'achat organisé par les syndicats, quelques individus avaient forcé la grille du parlement wallon à Namur et avaient pénétré dans la cour du Saint-Gilles, renversant au passage une statue de Jean-Michel Folon. Les cas d'intrusion dans les bâtiments parlementaires semblent tout à fait exceptionnels en Belgique. Un cas est recensé en 1972. A l'occasion d'une manifestation d'agriculteurs, les frères Happart étaient parvenus à introduire un taureau et à lâcher des poules et des cochons au Sénat. Même s'il ne s'agit pas d'une intrusion, le 22 avril 2010, un incident avait suscité un vif émoi à la Chambre. Après la chute du gouvernement Leterme, des députés du Vlaams Belang avaient profité d'une interruption de séance pour se rassembler dans l'hémicycle et y entonner le "Vlaamse Leeuw" tandis que des militants avaient déployé une banderole appelant à l'indépendance de la Flandre depuis la tribune du public. Cette tribune est de temps à autre le théâtre d'incidents qui troublent brièvement les débats. Ils sont en général le fait d'activistes qui se glissent parmi les visiteurs du parlement et crient un slogan ou lancent des tracts. Ils sont expulsés aussitôt par les huissiers et la police militaire. (Belga)