Depuis samedi, les sapeurs-pompiers de Liège sont réquisitionnés à la prison de Lantin. Deux hommes doivent être sur place tous les jours alors que leur caserne est en sous-effectif. Lundi, le délégation CGSP des pompiers de Liège déposait un préavis de grève pour interpeler les politiques sur l'incohérence de leur mission dans les bâtiments pénitenciers et pour sensibiliser les citoyens à la situation problématique des prisons. Jeudi, les syndicats ont finalement déposé, en front commun, une plainte au contrôle du bien-être. Misikir Corhay de la CGSP pointe notamment du doigt le manque d'effectif en agents pénitentiaires qui rend inopérantes et inapplicables les procédures d'évacuation prévues dans le plan d'urgence. De plus, des pompiers présents à l'intérieur de la prison ne pourront pas intervenir de manière efficace et risquent d'être exposés à des dangers pour lesquels ils ne sont ni formés, ni équipés. Dans le cadre d'une intervention majeure dans l'enceinte de la prison, le personnel pompier se retrouvera à la merci d'une embuscade délibérée et pourra être pris en otage, ajoute-t-il encore. Ces risques étant conséquents à une présence jugée inutile, les pompiers de Liège exigent "le retrait immédiat de leur personnel de la prison de Lantin" et demandent "l'avis du SEPPT (Service Externe pour la Prévention et la Protection au Travail) psychosocial du médecin du travail ainsi que du SIPPT (Service Interne de Prévention et de Protection au Travail), et la convocation d'un comité de bien-être en urgence ainsi qu'une visite du lieu de travail". "Prendre des risques fait partie intégrante de notre profession. Nous faisons notre métier avec c?ur et dévouement et remercions la population pour son soutien, mais nous refusons de participer à ce qui s'apparente plutôt à un cirque politique", souligne Misikir Corhay. (Belga)

Depuis samedi, les sapeurs-pompiers de Liège sont réquisitionnés à la prison de Lantin. Deux hommes doivent être sur place tous les jours alors que leur caserne est en sous-effectif. Lundi, le délégation CGSP des pompiers de Liège déposait un préavis de grève pour interpeler les politiques sur l'incohérence de leur mission dans les bâtiments pénitenciers et pour sensibiliser les citoyens à la situation problématique des prisons. Jeudi, les syndicats ont finalement déposé, en front commun, une plainte au contrôle du bien-être. Misikir Corhay de la CGSP pointe notamment du doigt le manque d'effectif en agents pénitentiaires qui rend inopérantes et inapplicables les procédures d'évacuation prévues dans le plan d'urgence. De plus, des pompiers présents à l'intérieur de la prison ne pourront pas intervenir de manière efficace et risquent d'être exposés à des dangers pour lesquels ils ne sont ni formés, ni équipés. Dans le cadre d'une intervention majeure dans l'enceinte de la prison, le personnel pompier se retrouvera à la merci d'une embuscade délibérée et pourra être pris en otage, ajoute-t-il encore. Ces risques étant conséquents à une présence jugée inutile, les pompiers de Liège exigent "le retrait immédiat de leur personnel de la prison de Lantin" et demandent "l'avis du SEPPT (Service Externe pour la Prévention et la Protection au Travail) psychosocial du médecin du travail ainsi que du SIPPT (Service Interne de Prévention et de Protection au Travail), et la convocation d'un comité de bien-être en urgence ainsi qu'une visite du lieu de travail". "Prendre des risques fait partie intégrante de notre profession. Nous faisons notre métier avec c?ur et dévouement et remercions la population pour son soutien, mais nous refusons de participer à ce qui s'apparente plutôt à un cirque politique", souligne Misikir Corhay. (Belga)