Certaines zones de police, dont celle de Malines, avaient déjà mené des expériences pilote d'utilisation de bodycams. Un cadre légal clair faisait néanmoins défaut depuis plusieurs années. L'avant-projet de loi établit désormais des balises: l'agent doit être identifiable en tant que policier et avertir que l'intervention est filmée. Plusieurs exceptions sont prévues: dans le cas de la récolte d'informations sur des faits de terrorisme et si l'action risque d'être inopérante du fait de cet avertissement ou si cette obligation constitue un danger pour l'intégrité de l'agent. Cette technique ne fait pas l'unanimité chez les policiers. Si elle permet une action plus efficace dans certains cas ou permet de protéger le policier, elle peut également être utilisée à ses dépens dans une enquête ouverte à la suite, par exemple, d'une bavure. Sous la législature précédente, le SLFP-Police avait clairement affirmé son opposition aux "bodycams". Le projet de loi vise aussi l'utilisation non policière de caméras. Le texte autorise les gardiens privés à visionner en temps réel les images prises par vidéo-surveillance. Auparavant, pour satisfaire à la loi, ils devaient respecter un petit temps de décalage. Parmi les autres modifications, figure l'autorisation d'installer des caméras mobiles dans des lieux fermés accessibles au public, lorsque personne n'est supposé s'y trouver (par exemple un zoning industriel pendant la nuit). (Belga)

Certaines zones de police, dont celle de Malines, avaient déjà mené des expériences pilote d'utilisation de bodycams. Un cadre légal clair faisait néanmoins défaut depuis plusieurs années. L'avant-projet de loi établit désormais des balises: l'agent doit être identifiable en tant que policier et avertir que l'intervention est filmée. Plusieurs exceptions sont prévues: dans le cas de la récolte d'informations sur des faits de terrorisme et si l'action risque d'être inopérante du fait de cet avertissement ou si cette obligation constitue un danger pour l'intégrité de l'agent. Cette technique ne fait pas l'unanimité chez les policiers. Si elle permet une action plus efficace dans certains cas ou permet de protéger le policier, elle peut également être utilisée à ses dépens dans une enquête ouverte à la suite, par exemple, d'une bavure. Sous la législature précédente, le SLFP-Police avait clairement affirmé son opposition aux "bodycams". Le projet de loi vise aussi l'utilisation non policière de caméras. Le texte autorise les gardiens privés à visionner en temps réel les images prises par vidéo-surveillance. Auparavant, pour satisfaire à la loi, ils devaient respecter un petit temps de décalage. Parmi les autres modifications, figure l'autorisation d'installer des caméras mobiles dans des lieux fermés accessibles au public, lorsque personne n'est supposé s'y trouver (par exemple un zoning industriel pendant la nuit). (Belga)