"Les clusters ou poches de pays ou régions moins vaccinés sont un risque pour l'UE dans son ensemble. Ils forment un terreau fertile pour des variants plus graves ou plus contagieux", a mis en garde la commissaire chypriote. "Nous sommes prêts à soutenir" les pays aux taux de vaccination plus faibles, a-t-elle martelé, pointant "6 États membres où le taux de vaccination général est encore sous les 55%". Sur base de la carte des vaccinations de l'ECDC, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, 5 États (Roumanie, Bulgarie, Croatie, Slovaquie, Pologne) semblent dans ce cas, la Slovénie ayant tout juste dépassé les 55% (55,3%) d'habitants complètement vaccinés (une ou deux doses selon le vaccin). Les vaccins ne sont bien sûr pas la panacée, comme l'a d'ailleurs démontré la recrudescence de la pandémie ces dernières semaines. "Les mesures de santé publique (port du masque, etc.) restent cruciales", a rappelé la commissaire, et l'UE est pleinement active sur le plan des médicaments, a-t-elle assuré. "Nous avons un portfolio de 10 thérapies prometteuses. Deux ont été autorisées le 12 novembre, et quatre autres devraient être autorisées d'ici la fin de l'année, dont le premier antiviral oral de Merck", ajoute-t-elle. Il s'agit du molnupiravir ou "Lagevrio", pour lequel la Belgique est déjà en négociation avec la société pharmaceutique pour acheter 10.000 doses. "Le fait que le virus mute est un phénomène naturel, pas une surprise", a encore indiqué la commissaire, rappelant que l'on en sait encore très peu sur le nouveau variant "omicron". Selon l'ECDC, il y a au total 274 cas confirmés de contaminations au variant omicron jusqu'ici dans l'Espace économique européen (UE + Islande, Liechtenstein et Norvège), et 863 dans le reste du monde. Interrogée sur la délicate question de la vaccination obligatoire, la commissaire a souligné qu'elle relève de la compétence des États, mais que cela ferait sens de l'aborder également au niveau européen. (Belga)

"Les clusters ou poches de pays ou régions moins vaccinés sont un risque pour l'UE dans son ensemble. Ils forment un terreau fertile pour des variants plus graves ou plus contagieux", a mis en garde la commissaire chypriote. "Nous sommes prêts à soutenir" les pays aux taux de vaccination plus faibles, a-t-elle martelé, pointant "6 États membres où le taux de vaccination général est encore sous les 55%". Sur base de la carte des vaccinations de l'ECDC, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, 5 États (Roumanie, Bulgarie, Croatie, Slovaquie, Pologne) semblent dans ce cas, la Slovénie ayant tout juste dépassé les 55% (55,3%) d'habitants complètement vaccinés (une ou deux doses selon le vaccin). Les vaccins ne sont bien sûr pas la panacée, comme l'a d'ailleurs démontré la recrudescence de la pandémie ces dernières semaines. "Les mesures de santé publique (port du masque, etc.) restent cruciales", a rappelé la commissaire, et l'UE est pleinement active sur le plan des médicaments, a-t-elle assuré. "Nous avons un portfolio de 10 thérapies prometteuses. Deux ont été autorisées le 12 novembre, et quatre autres devraient être autorisées d'ici la fin de l'année, dont le premier antiviral oral de Merck", ajoute-t-elle. Il s'agit du molnupiravir ou "Lagevrio", pour lequel la Belgique est déjà en négociation avec la société pharmaceutique pour acheter 10.000 doses. "Le fait que le virus mute est un phénomène naturel, pas une surprise", a encore indiqué la commissaire, rappelant que l'on en sait encore très peu sur le nouveau variant "omicron". Selon l'ECDC, il y a au total 274 cas confirmés de contaminations au variant omicron jusqu'ici dans l'Espace économique européen (UE + Islande, Liechtenstein et Norvège), et 863 dans le reste du monde. Interrogée sur la délicate question de la vaccination obligatoire, la commissaire a souligné qu'elle relève de la compétence des États, mais que cela ferait sens de l'aborder également au niveau européen. (Belga)