Cette dernière a analysé les projets nationaux des 28 États membres afin de s'assurer que ceux-ci sont en phase avec les objectifs fixés pour l'Union européenne dans son ensemble à l'horizon 2030. Dans le cadre de l'accord de Paris, les Européens doivent entre autres réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40%, avoir une part d'énergie provenant de sources renouvelables de 32% mais aussi améliorer considérablement leur efficacité énergétique. Pour la plupart des États membres, il reste du pain sur la planche, a observé la Commission. La Belgique ne figure d'ailleurs clairement pas parmi les bons élèves de l'Union. L'exécutif européen lui demande entre autres de clarifier la manière dont elle entend remplir son objectif de réduction des gaz à effet de serre de 35% d'ici 2030 (pas rapport à 2005). D'après lui, le pays n'est pour l'instant pas sur la bonne voie pour y parvenir. A politique inchangée, la baisse ne devrait en effet atteindre que 13%. En ce qui concerne les énergies renouvelables, la Commission demande à la Belgique "d'augmenter sensiblement son niveau d'ambition pour 2030, à au moins 25%", alors que l'objectif actuel est de 18,3%. Le niveau d'ambition en matière d'efficacité énergétique, qualifié de "peu ambitieux" par l'Europe, doit lui aussi être revu à la hausse. La Commission se garde d'émettre des critiques dures envers les États et propose même de les aider. "Nous allons soutenir les politiques belges pour améliorer leurs plans. Nous sommes prêts à offrir une aide technique afin que les recommandations que nous avançons puissent être mises en ?uvre", a précisé le commissaire à l'Action pour le Climat, Miguel Arias Canete. Alors que les gouvernements fédéral et régionaux sont en affaires courantes, le commissaire a souligné l'importance d'élaborer un plan définitif d'ici la fin de l'année. "Les gouvernements vont et viennent, mais ce plan devra être mis en ?uvre au cours des dix prochaines années", a-t-il souligné. (Belga)