"En temps normal déjà, la personne porteuse d'un handicap est confrontée à des problèmes que les autres ne connaissent souvent pas ou moins. Pendant le confinement décidé suite à la crise du coronavirus, ces problèmes ont été exacerbés et sont devenus encore plus manifestes", déclare Patrick Charlier, directeur d'Unia. "Les contacts sociaux ont été mis 'en veilleuse', les personnes en situation de handicap ont subi une forte pression psychologique et se sont souvent senties encore plus seules que d'habitude. Les tensions se sont accumulées dans l'environnement familial". De nombreux soins de santé ont été reportés et l'arrêt des séances de kinésithérapie a particulièrement été mis en avant. Les soins à domicile ne pouvaient être pratiqués que si les soignants disposaient de moyens de protection, or ceux-ci étaient en pénurie. Par ailleurs, les masques n'étaient pas adaptés pour les personnes souffrant d'une déficience auditive ou visuelle. Le manque d'informations claires sur les mesures liées au Covid-19 a également entraîné un stress supplémentaire pour de nombreuses personnes. Les proches de personnes en situation de handicap ont également souffert. Ils se disent épuisés et sous tension. "La vie de nombreuses familles a été bouleversée. Les membres de la famille étaient épuisés car s'occuper d'une personne porteuse d'un handicap pesait encore plus lourd que d'habitude. Il était parfois déchirant de devoir faire certains choix : laisser son enfant dans le centre d'hébergement ou le ramener à la maison et être seul à s'en occuper", explique Patrick Charlier. (Belga)

"En temps normal déjà, la personne porteuse d'un handicap est confrontée à des problèmes que les autres ne connaissent souvent pas ou moins. Pendant le confinement décidé suite à la crise du coronavirus, ces problèmes ont été exacerbés et sont devenus encore plus manifestes", déclare Patrick Charlier, directeur d'Unia. "Les contacts sociaux ont été mis 'en veilleuse', les personnes en situation de handicap ont subi une forte pression psychologique et se sont souvent senties encore plus seules que d'habitude. Les tensions se sont accumulées dans l'environnement familial". De nombreux soins de santé ont été reportés et l'arrêt des séances de kinésithérapie a particulièrement été mis en avant. Les soins à domicile ne pouvaient être pratiqués que si les soignants disposaient de moyens de protection, or ceux-ci étaient en pénurie. Par ailleurs, les masques n'étaient pas adaptés pour les personnes souffrant d'une déficience auditive ou visuelle. Le manque d'informations claires sur les mesures liées au Covid-19 a également entraîné un stress supplémentaire pour de nombreuses personnes. Les proches de personnes en situation de handicap ont également souffert. Ils se disent épuisés et sous tension. "La vie de nombreuses familles a été bouleversée. Les membres de la famille étaient épuisés car s'occuper d'une personne porteuse d'un handicap pesait encore plus lourd que d'habitude. Il était parfois déchirant de devoir faire certains choix : laisser son enfant dans le centre d'hébergement ou le ramener à la maison et être seul à s'en occuper", explique Patrick Charlier. (Belga)