L'Institut de santé publique Sciensano a comparé le profil des patients hospitalisés lors de la première vague et celui des malades admis en milieu hospitalier entre 23 juin et le 14 septembre, période qui a connu un rebond de l'épidémie. Les données d'après le 15 septembre pas ne sont pas encore disponibles. Sciensano constate qu'un patient sur quatre hospitalisé au cours de la première vague venait d'une maison de repos ou d'une maison de repos et de soins. Cela a un peu diminué, puisque les chiffres récents s'élèvent à un sur cinq. Lors du rebond estival, 63% des malades présentaient des pathologies sous-jacentes, alors que 74% en souffraient lors de la première vague. La proportion de personnes qui ont des problèmes cardio-vasculaires ou de l'hypertension a diminué, précise Yves Van Laethem. "Par contre, on a une petite augmentation du nombre de personnes qui souffre de diabète ou d'obésité." Les patients admis à l'hôpital actuellement sont moins sévèrement malades qu'au printemps. "Leurs critères d'admission sont moins sévères que les critères qu'on avait en mars-avril", constate le virologue. La liberté d'admission est en effet plus importante: le nombre de places dans les hôpitaux est moins sous pression. Les patients traités aux soins intensifs sont moins souvent placés sous respiration artificielle. C'est le cas pour 3% des patients, alors qu'ils étaient 9% lors de la première vague. Le nombre d'admissions en soins intensifs a lui aussi nettement diminué, de 14% à 11%. La durée du séjour a quant à elle peu changé. "Elle est actuellement de l'ordre de sept jours, alors qu'elle était de huit jours lors de la première vague", indique Yves Van Laethem. "Le nombre de décès liés aux hospitalisations a, lui, heureusement nettement changé", observe l'expert. Neuf pour cent des patients admis à l'hôpital décèdent. En mars-avril, c'était plus du double: 21%. Une amélioration probablement liée au fait que les patients sont plus jeunes et ont moins de pathologies sous-jacentes, mais aussi grâce à une meilleure prise en charge et à l'expérience acquise lors de la première vague, explique l'expert. Les patients âgés de plus de 80 ans décédaient dans 37% des cas une fois à l'hôpital. Actuellement, elles décèdent dans 22% des cas. "Un chiffre extrêmement important mais qui a remarquablement diminué par rapport au premier épisode", souligne Yves Van Laethem. Aux soins intensifs, le taux de décès reste stable autour des 36% ou 37%. (Belga)

L'Institut de santé publique Sciensano a comparé le profil des patients hospitalisés lors de la première vague et celui des malades admis en milieu hospitalier entre 23 juin et le 14 septembre, période qui a connu un rebond de l'épidémie. Les données d'après le 15 septembre pas ne sont pas encore disponibles. Sciensano constate qu'un patient sur quatre hospitalisé au cours de la première vague venait d'une maison de repos ou d'une maison de repos et de soins. Cela a un peu diminué, puisque les chiffres récents s'élèvent à un sur cinq. Lors du rebond estival, 63% des malades présentaient des pathologies sous-jacentes, alors que 74% en souffraient lors de la première vague. La proportion de personnes qui ont des problèmes cardio-vasculaires ou de l'hypertension a diminué, précise Yves Van Laethem. "Par contre, on a une petite augmentation du nombre de personnes qui souffre de diabète ou d'obésité." Les patients admis à l'hôpital actuellement sont moins sévèrement malades qu'au printemps. "Leurs critères d'admission sont moins sévères que les critères qu'on avait en mars-avril", constate le virologue. La liberté d'admission est en effet plus importante: le nombre de places dans les hôpitaux est moins sous pression. Les patients traités aux soins intensifs sont moins souvent placés sous respiration artificielle. C'est le cas pour 3% des patients, alors qu'ils étaient 9% lors de la première vague. Le nombre d'admissions en soins intensifs a lui aussi nettement diminué, de 14% à 11%. La durée du séjour a quant à elle peu changé. "Elle est actuellement de l'ordre de sept jours, alors qu'elle était de huit jours lors de la première vague", indique Yves Van Laethem. "Le nombre de décès liés aux hospitalisations a, lui, heureusement nettement changé", observe l'expert. Neuf pour cent des patients admis à l'hôpital décèdent. En mars-avril, c'était plus du double: 21%. Une amélioration probablement liée au fait que les patients sont plus jeunes et ont moins de pathologies sous-jacentes, mais aussi grâce à une meilleure prise en charge et à l'expérience acquise lors de la première vague, explique l'expert. Les patients âgés de plus de 80 ans décédaient dans 37% des cas une fois à l'hôpital. Actuellement, elles décèdent dans 22% des cas. "Un chiffre extrêmement important mais qui a remarquablement diminué par rapport au premier épisode", souligne Yves Van Laethem. Aux soins intensifs, le taux de décès reste stable autour des 36% ou 37%. (Belga)