Le cdH est l'un des partis les plus concernés, les démocrates humanistes ayant perdu près d'un tiers de leurs voix et de leurs moyens financiers, soit environ 1,7 million d'euros, et la possibilité de constituer un groupe au parlement bruxellois. Une trentaine de collaborateurs, que ce soit au parti ou dans les groupes politiques, devront faire leur bagage. Ils ont commencé à être prévenus mercredi.

Au MR, la perte s'élève à 1,8 million d'euros. Les libéraux n'ont pas donné plus de précision pour le moment sur le nombre de collaborateurs qui seront touchés et la façon dont le parti sera éventuellement réorganisé. Le PS n'a pas été en mesure de donner des informations. En Flandre, la N-VA est également concernée, avec la perte de 17 parlementaires et une baisse de la dotation de 2,5 millions d'euros. La réorganisation est en cours, a expliqué le directeur-général Piet De Zaeger: certains collaborateurs seront affectés aux nouveaux parlementaires, d'autres devront partir. Un outplacement leur a été proposé. Les personnes concernées ont été averties la semaine passée. La restructuration est donc en grande partie réalisée deux semaines après les élections.

Le résultat des élections a également un impact significatif sur le personnel actif pour le CD&V. Les sociaux-chrétiens flamands voient leur dotation diminuer d'1,8 million d'euros, soit 25%. Un certain nombre de personnes ont été informées qu'elles ne pourraient plus conserver leur emploi. De la centaine de personnes actuellement actives pour le compte du parti, une trentaine devront partir à terme.

Comme la N-VA, le CD&V propose un accompagnement personnalisé et de l'outplacement. Comme son alter ego francophone, le sp.a n'a pas communiqué d'information. Le travail est en cours, a-t-il indiqué. A l'Open Vld, la perte s'élève à quelque 700.000 euros. Les libéraux flamands n'ont pas donné d'autre indication.