Le président du PS recevait vendredi, avec le porte-parole de campagne du parti Paul Magnette, le président de DéFI Olivier Maingain pour un premier entretien sur les enjeux à la Communauté française.

Pour Olivier Maingain, c'est "l'avenir des francophones" dont il est question. Il faut pouvoir "anticiper certaines évolutions", a-t-il commenté alors que le 26 mai a vu la victoire des nationalistes indépendantistes au nord du pays. A cet égard, le président de DéFI a appelé à solidifier l'ensemble des structures francophones et notamment le Fédération Wallonie-Bruxelles dont le gouvernement doit être le reflet des majorités régionales. Au-delà, il s'agira de définir les convergences politiques des Bruxellois et des Wallons et d'affirmer la capacité à "être plus efficace ensemble".

Pour Elio Di Rupo, la réflexion doit pouvoir être menée indépendamment des évolutions observées au nord du pays même si "les résultats nous inquiètent". Les partis flamands qui ont gagné les élections poussent à "des réformes institutionnelles dont nous ne voulons pas", a-t-il souligné.

A ce stade, il n'est pas question non plus d'envisager des transferts de compétences intra-francophones. "On n'en est pas encore là", a indiqué M. Di Rupo.

Alors qu'en Wallonie, le PS envisage de mettre sur pied un gouvernement minoritaire, une telle option serait "difficile" en Fédération, estime son président.

Elio Di Rupo poursuivra ses consultations la semaine prochaine en revoyant Ecolo qui attend une réponse des socialistes à 20 propositions qu'il leur a formulées. Le président du PS aura également des rencontres discrètes avec des représentants de la société civile.