Le corps de Julie Van Espen, une étudiante de 23 ans disparue depuis samedi soir à Anvers alors qu'elle avait rendez-vous avec des amies en ville, a été retrouvé lundi dans le canal Albert. Le même jour, Steve B., un homme de 39 ans était arrêté. Ce dernier est passé aux aveux. En se constituant partie civile, les parents et l'ami de la victime auront accès au dossier. "Ce n'est pas très agréable à lire mais d'un autre côté, on veut savoir ce qu'il s'est passé", explique l'avocat. Le corps de la jeune femme a entretemps été rendu à ses proches en vue de leur permettre d'organiser les funérailles. L'affaire a suscité un débat de société. Steve B., l'auteur présumé des faits, a en effet déjà été condamné à deux reprises pour viol mais avait été remis en liberté dans l'attente de son procès en appel. La famille de la victime n'a pas tenu à faire de commentaires, selon Me Maes. "Cela ne ramènera pas la jeune femme. Je pense que c'est à d'autres d'y réfléchir et d'en tirer les conclusions appropriées". Steve B. n'avait pas été incarcéré après sa dernière condamnation en première instance. L'arrestation immédiate ne peut en effet n'être prononcée que s'il existe un risque réel que le condamné ne se soustraie à sa peine. Or, ce risque n'existait pas, selon le tribunal. Plusieurs voix se sont élevées depuis lors pour réclamer une modification de la loi afin de rendre possible l'arrestation immédiate lorsque le risque de récidive est présent. (Belga)