"Le travail n'est pas terminé, j'insiste, il va durer encore plusieurs semaines vraisemblablement. Mais nous avons maintenant, je dirais, un plan d'attaque qui est parfaitement en place", a indiqué Pierre-André Durand lors d'un point de situation sur les opérations de stabilisation du site. Des "pompages massifs" sont en cours et "auront permis en fin de semaine de résorber totalement ce qu'on appelle la petite nappe" située à proximité du hangar des fûts et "le travail se poursuivra la semaine prochaine pour terminer la grande nappe", a expliqué le préfet. "Là le travail est plus long - il est déjà engagé - puisqu'il y a davantage de matière", a-t-il souligné. Le préfet a aussi indiqué que des brumisateurs avaient été installés "pour accompagner ces opérations et limiter le plus possible les problématiques d'odeurs". Selon M. Durand, "on commence déjà à noter des résultats très significatifs sur Rouen et je crois que pour la population c'est quelque chose de très précieux, tant ces odeurs étaient incommodantes, dérangeantes et j'ajoute anxiogènes". Sur la question de l'enlèvement des fûts restants sur le site, "l'exploitant a confirmé l'enlèvement des fûts vides à ce jour", a précisé M. Durand, ajoutant que "la semaine prochaine l'équipement provisoire de confinement sera installé pour amorcer l'élimination des fûts pleins" endommagés. "160 sont endommagés et doivent être traités, évacués selon des process très méticuleux, très précis, d'autant plus qu'il contiennent une molécule, une matière qui produit cette odeur si déplaisante que l'agglomération a connu en 2013", a rappelé M. Durand. En janvier 2013, des émanations de mercaptan, un gaz nauséabond, s'étaient échappées de l'usine Lubrizol de Rouen. "Les choses sont clairement positionnées, les travaux avancent à un bon rythme et nous espérons évidemment qu'en fin de semaine prochaine, l'apparence générale aura très considérablement changé", a ajouté M. Durand. (Belga)