Le Français Michel Barnier, négociateur en chef côté européen, a tweeté lundi qu'avec "le Parlement européen et tous les Etats membres, nous restons déterminés, patients et respectueux". "Nous voulons que notre future coopération soit ouverte mais équitable dans tous les domaines", ajoute-t-il. Interrogé durant le point presse quotidien de la Commission, le porte-parole de l'exécutif européen sur ce sujet a cependant indiqué qu'il y a encore "beaucoup de divergences" sur la pêche, entre autres. C'est un des sujets qui coincent depuis des mois, entre Londres qui veut un accord de quotas à renégocier régulièrement, et Bruxelles qui veut assurer un droit stable d'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, particulièrement poissonneuses. La Commission européenne est régulièrement interrogée sur les difficiles négociations en vue de la fin de la période de transition post-Brexit, mais refuse de dévoiler des éléments de contenu quant à l'avancement concret des discussions. Les points de blocage relayés vers la presse sont invariablement les mêmes: la pêche, les conditions censées assurer une concurrence équitable entre entreprises (règles sur les aides d'Etat, normes environnementales et sociales, etc.) des deux parties et la "gouvernance", soit la gestion des éventuels désaccords futurs. Depuis le début, Bruxelles et Londres mettent en garde sur la nécessité de dégager un accord en laissant ensuite un délai suffisant pour qu'il soit formalisé, traduit et ratifié. "Michel Barnier a toujours dit qu'il faut qu'il y ait du temps en fin de procédure pour que le Parlement et le Conseil donnent leur feu vert", a répété lundi le porte-parole de la Commission, Dan Ferrie. Durant l'été, Michel Barnier parlait de fin octobre comme période limite pour atteindre un accord dans les temps, ce qui est déjà dépassé. Mais, désormais, la Commission "ne veut pas spéculer sur les dates limites", ont martelé lundi les porte-parole de la Commission. S'il n'y a pas d'accord ratifié à temps, les échanges commerciaux entre Londres et Bruxelles se feront sur base des règles de l'OMC dès début janvier, avec contrôles douaniers et taxes. Il s'agirait de part et d'autre d'un coup dur économique supplémentaire, en plein marasme lié à la pandémie de Covid-19. (Belga)

Le Français Michel Barnier, négociateur en chef côté européen, a tweeté lundi qu'avec "le Parlement européen et tous les Etats membres, nous restons déterminés, patients et respectueux". "Nous voulons que notre future coopération soit ouverte mais équitable dans tous les domaines", ajoute-t-il. Interrogé durant le point presse quotidien de la Commission, le porte-parole de l'exécutif européen sur ce sujet a cependant indiqué qu'il y a encore "beaucoup de divergences" sur la pêche, entre autres. C'est un des sujets qui coincent depuis des mois, entre Londres qui veut un accord de quotas à renégocier régulièrement, et Bruxelles qui veut assurer un droit stable d'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, particulièrement poissonneuses. La Commission européenne est régulièrement interrogée sur les difficiles négociations en vue de la fin de la période de transition post-Brexit, mais refuse de dévoiler des éléments de contenu quant à l'avancement concret des discussions. Les points de blocage relayés vers la presse sont invariablement les mêmes: la pêche, les conditions censées assurer une concurrence équitable entre entreprises (règles sur les aides d'Etat, normes environnementales et sociales, etc.) des deux parties et la "gouvernance", soit la gestion des éventuels désaccords futurs. Depuis le début, Bruxelles et Londres mettent en garde sur la nécessité de dégager un accord en laissant ensuite un délai suffisant pour qu'il soit formalisé, traduit et ratifié. "Michel Barnier a toujours dit qu'il faut qu'il y ait du temps en fin de procédure pour que le Parlement et le Conseil donnent leur feu vert", a répété lundi le porte-parole de la Commission, Dan Ferrie. Durant l'été, Michel Barnier parlait de fin octobre comme période limite pour atteindre un accord dans les temps, ce qui est déjà dépassé. Mais, désormais, la Commission "ne veut pas spéculer sur les dates limites", ont martelé lundi les porte-parole de la Commission. S'il n'y a pas d'accord ratifié à temps, les échanges commerciaux entre Londres et Bruxelles se feront sur base des règles de l'OMC dès début janvier, avec contrôles douaniers et taxes. Il s'agirait de part et d'autre d'un coup dur économique supplémentaire, en plein marasme lié à la pandémie de Covid-19. (Belga)