Il est notamment question d'augmenter les effectifs des personnes portant des gilets bleus et roses, qui sont déjà souvent situés autour des leaders lors des manifestations. Parmi les mouvements concernés figurent Rise for Climate Belgium, Youth For Climate, Extinction Rebellion ou encore les Gilets jaunes Belgique. Ils dénoncent la situation menaçante vécue par Anuna De Wever, qui a été huée sur scène au Pukkelpop et a raconté avoir été par la suite poursuivie jusqu'au camping du festival, où son groupe a été la cible d'un jet de bouteille d'urine et où des tentes ont été déchirées. Les associations rappellent le caractère non violent de leurs mouvements respectifs et craignent que des propos et comportements haineux aient plus librement cours avec la montée en puissance de l'extrême droite en Flandre. "La montée de l'extrême droite en Belgique comme ailleurs dans le monde libère la parole et les actions", estime François Dvorak, membre d'Extinction Rebellion et de Rise for Climate Belgium. "On resent les répercussions des élections. Face à cette montée de l'extrême droite et à l'urgence climatique, on doit être unis et collaborer. Les petites dissensions entre les groupes climatiques doivent être mises de côté pour faire bloc, car on risque de se faire attaquer plus largement dans le futur. On a déjà eu des groupes d'extrême droite qui se sont infiltrés dans des marches de jeunes et qui ont créé des problèmes, notamment au printemps", rappelle-t-il. (Belga)