"A la lecture du rapport que la Belgique a fait parvenir à l'ONU, il est étonnant de constater que pas un mot n'ait été dit à propos de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales ou du Protocole n°12 du Conseil de l'Europe chargé de lutter contre toute forme de discrimination. La Belgique a pourtant accepté la recommandation des États-Unis de poursuivre les efforts faits pour lutter contre la discrimination et soutenir les 'efforts d'intégration des membres des minorités'. Ayant accepté cette recommandation, la Belgique se devait de la mettre en oeuvre", soutient l'APFF. Ces organisations, regroupées dans la Coalition des associations francophones de Flandre et Association des droits humains, s'étonnent également qu'il ne soit pas fait mention de l'impossibilité pour le futur Institut National des Droits de l'Homme (INDH) de traiter les plaintes individuelles ou de l'absence d'organe compétent en Belgique pour traiter des discriminations linguistiques. "Ce rapport ne fait pas état de l'avancement réel d'une série de sujets qui préoccupent pourtant beaucoup de gens", a souligné dimanche le secrétaire général de l'APFF, Edgar Fonck. Ces associations ne cachent pas leur déception à l'égard de la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, pourtant élue francophone issue de la périphérie bruxelloise. "Nous étions déjà déçus par Didier Reynders (prédécesseur de Mme Wilmès) qui avait fait beaucoup de déclarations mais n'avait pas avancé. Ici, on recule alors que Mme Wilmès connaît le dossier", a ajouté M. Fonck. Les recommandations adressées par ces associations à l'ONU visent la ratification de la convention sur la protection des minorités - à laquelle la Flandre s'oppose sans discontinuer depuis 20 ans- et du Protocole numéro 12 du Conseil de l'Europe mais également le rétablissement du volet linguistique dans le recensement de la population, une représentation minimale de la minorité francophone au parlement flamand, le respect des facilités linguistiques ou encore la possibilité pour l'INDH de traiter les plaintes individuelles. (Belga)

"A la lecture du rapport que la Belgique a fait parvenir à l'ONU, il est étonnant de constater que pas un mot n'ait été dit à propos de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales ou du Protocole n°12 du Conseil de l'Europe chargé de lutter contre toute forme de discrimination. La Belgique a pourtant accepté la recommandation des États-Unis de poursuivre les efforts faits pour lutter contre la discrimination et soutenir les 'efforts d'intégration des membres des minorités'. Ayant accepté cette recommandation, la Belgique se devait de la mettre en oeuvre", soutient l'APFF. Ces organisations, regroupées dans la Coalition des associations francophones de Flandre et Association des droits humains, s'étonnent également qu'il ne soit pas fait mention de l'impossibilité pour le futur Institut National des Droits de l'Homme (INDH) de traiter les plaintes individuelles ou de l'absence d'organe compétent en Belgique pour traiter des discriminations linguistiques. "Ce rapport ne fait pas état de l'avancement réel d'une série de sujets qui préoccupent pourtant beaucoup de gens", a souligné dimanche le secrétaire général de l'APFF, Edgar Fonck. Ces associations ne cachent pas leur déception à l'égard de la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, pourtant élue francophone issue de la périphérie bruxelloise. "Nous étions déjà déçus par Didier Reynders (prédécesseur de Mme Wilmès) qui avait fait beaucoup de déclarations mais n'avait pas avancé. Ici, on recule alors que Mme Wilmès connaît le dossier", a ajouté M. Fonck. Les recommandations adressées par ces associations à l'ONU visent la ratification de la convention sur la protection des minorités - à laquelle la Flandre s'oppose sans discontinuer depuis 20 ans- et du Protocole numéro 12 du Conseil de l'Europe mais également le rétablissement du volet linguistique dans le recensement de la population, une représentation minimale de la minorité francophone au parlement flamand, le respect des facilités linguistiques ou encore la possibilité pour l'INDH de traiter les plaintes individuelles. (Belga)