Les deux membres du gouvernement réagissaient ainsi aux derniers chiffres de la criminalité dévoilés dans la presse par le nouveau commissaire général de la police fédérale, Marc De Mesmaeker. Ils font état d'une baisse de la criminalité classique l'an dernier, mais d'une augmentation de la cybercriminalité et notamment des fraudes en ligne.

M. Geens pointe du doigt le nombre insuffisant de spécialistes pour détecter les nouvelles formes de cybercriminalité, mais aussi la faiblesse du matériel informatique à disposition des enquêteurs.

Il demande aussi d'étendre les méthodes particulières de recherche pour pouvoir pénétrer dans les systèmes informatiques ou patrouiller sur le net. A ses yeux, il convient également de conférer aux juges de nouvelles capacités légales de sanction.

"Des embauches sont très souhaitables, mais cela nécessite d'adapter les mécanismes de recrutement et de rémunération", car les profils recherchés le sont dans le privé, ajoute M. Jambon.

Pour le ministre de l'Intérieur, cette baisse de la criminalité peut être liée à l'évolution de la société, au travail "plus efficace" de la police et au recours à davantage de technologie.

Mais les statistiques de la criminalité ont aussi leur "chiffre noir", soit l'ensemble des faits criminels qui ne sont pas connus. Pour tenter de l'évaluer plus finement, les autorités sont en train de développer un "moniteur de la sécurité", qui demande à des citoyens s'ils ont déjà été victimes de faits criminels, selon le ministre.

On peut d'ailleurs s'attendre à ce que le chiffre noir de la cybercriminalité soit plus élevé que celui de la criminalité classique, selon Koen Geens.

Les deux membres du gouvernement réagissaient ainsi aux derniers chiffres de la criminalité dévoilés dans la presse par le nouveau commissaire général de la police fédérale, Marc De Mesmaeker. Ils font état d'une baisse de la criminalité classique l'an dernier, mais d'une augmentation de la cybercriminalité et notamment des fraudes en ligne. M. Geens pointe du doigt le nombre insuffisant de spécialistes pour détecter les nouvelles formes de cybercriminalité, mais aussi la faiblesse du matériel informatique à disposition des enquêteurs. Il demande aussi d'étendre les méthodes particulières de recherche pour pouvoir pénétrer dans les systèmes informatiques ou patrouiller sur le net. A ses yeux, il convient également de conférer aux juges de nouvelles capacités légales de sanction. "Des embauches sont très souhaitables, mais cela nécessite d'adapter les mécanismes de recrutement et de rémunération", car les profils recherchés le sont dans le privé, ajoute M. Jambon. Pour le ministre de l'Intérieur, cette baisse de la criminalité peut être liée à l'évolution de la société, au travail "plus efficace" de la police et au recours à davantage de technologie. Mais les statistiques de la criminalité ont aussi leur "chiffre noir", soit l'ensemble des faits criminels qui ne sont pas connus. Pour tenter de l'évaluer plus finement, les autorités sont en train de développer un "moniteur de la sécurité", qui demande à des citoyens s'ils ont déjà été victimes de faits criminels, selon le ministre. On peut d'ailleurs s'attendre à ce que le chiffre noir de la cybercriminalité soit plus élevé que celui de la criminalité classique, selon Koen Geens.