"Quelqu'un m'a catalogué comme séparatiste. Mais nous espérons simplement élire notre propre gouvernement", a assuré lors d'une conférence de presse Joshua Wong, en déplacement à Berlin avant de se rendre en fin de semaine aux Etats-Unis pour tenter d'engranger de nouveaux soutiens. "Je ne sais pas combien de jours, de mois ou d'années cela prendra avant que la démocratie et la liberté soient instaurées mais nous continuerons notre lutte", a-t-il prévenu, ajoutant "espérer" que "la Chine continentale puisse jouir elle aussi des droits de l'homme et de la liberté". Trente ans après la chute du Mur dans la capitale allemande, M. Wong a redit qu'il voyait Hong Kong comme le "nouveau Berlin". "Les gens nous identifient comme la frontière contre l'autoritarisme de Pékin", a expliqué M. Wong, dont la rencontre lundi avec le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a suscité l'ire de la Chine. "Il y a 30 ans, personne ne s'attendait à ce que l'Union soviétique tombe, personne n'avait prédit que le Mur de Berlin tomberait. Avec notre pression et notre dissuasion, nous espérons simplement faire prendre conscience au monde que les habitants de Honk Kong méritent la démocratie", a fait valoir le jeune militant pro-démocratie. Il a dit espérer que "les pays du monde entier puissent prendre des mesures concrètes" et non se limiter à des "déclarations". Il a demandé à l'Allemagne de stopper la vente de matériel anti-émeute à la police de Hong Kong. Hong Kong, ex-colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997, est secouée depuis juin par un mouvement de protestation dirigé contre l'exécutif local, sur fond de craintes d'une emprise croissante du gouvernement central. Ce mouvement n'a officiellement pas de dirigeant mais Joshua Wong, secrétaire général de Demosisto qui milite pour "l'autodétermination" du territoire, s'implique via de nombreuses prises de position publiques. (Belga)