L'objectif à l'origine du projet était de disposer, à terme, d'un corps de 1.660 hommes composé à 75% de militaires pour assurer la sécurité des tribunaux, de Brussels Airport, des sites nucléaires, du Shape, des palais royaux, de l'Otan, des institutions européennes ou encore des escortes protocolaires. A partir de 2018, 1.229 postes ont été réservés pour les militaires volontaires, en accordant la priorité à ceux sous statut BDL (durée limitée) et à ceux ayant plus de 20 ans d'ancienneté. Une limite de 150 transferts par an a été fixée en raison du déficit de personnel à la Défense. Vingt-trois candidats se sont fait connaître en 2019, parmi lesquels seulement huit flamands. La DAB, qui a intégralement repris la surveillance des installations nucléaires, a presque rempli tous ses postes francophones pour lesquels la dernière incorporation est prévue en avril 2020, détaille le syndicat libéral. Côté néerlandophone, de nombreux postes étant encore vacants, les incorporations continueront certainement jusque fin 2020, selon le SLFP. Ce succès "mitigé" s'explique par la limitation des groupes-cibles autorisés et un manque de communication depuis le lancement du projet, affirme le syndicat. Ce dernier déplore, de manière générale, les "maigres possibilités" de mobilité externe pour les militaires au sein de la fonction publique. (Belga)