Les mesures de confinement étaient initialement valables jusqu'au 5 avril, et ont été prolongées de deux semaines. "Cette décision pourra encore être renouvelée de deux semaines, jusqu'au 3 mai", a précisé la Première ministre lors de la conférence de presse suivant le Conseil national de sécurité de vendredi. Celui-ci rassemblait également les ministres compétents, les ministres-présidents des Régions et Communautés ainsi que les représentants des instances publiques en charge de la crise. Dans les prochaines semaines, des Conseils nationaux de sécurité seront convoqués régulièrement pour faire le point sur la situation. Les ministres ont entendu dans l'après-midi les dernières analyses du Risk Management Group, avec des nouvelles plutôt positives. "Les scientifiques nous rapportent que certains indicateurs démontrent un ralentissement de la croissance exponentielle de l'épidémie", a exposé Sophie Wilmès. Les cas continuent d'augmenter, "mais l'accélération est moins forte". "Néanmoins, tous s'accordent à dire qu'il est beaucoup trop tôt pour affirmer avec certitude que l'épidémie est sous contrôle. (...) Nos efforts ne font que commencer", a-t-elle averti. La vie quotidienne des Belges ne devrait pas beaucoup changer ces prochaines semaines, si ce n'est que les autorités comptent bien faire le maximum pour faire respecter les mesures entrées en vigueur la semaine dernière. Dans ce but, "nous mettrons en place à court terme un système de perception immédiate des amendes", a indiqué la Première ministre. Ceux qui ne respectent pas les règles seront sanctionnés. "Il est indispensable que tout le monde joue le jeu", a-t-elle martelé, rappelant les grands principes qui sont par ailleurs repris en détail sur le site www.info-coronavirus.be : tous les citoyens sont tenus de rester chez eux, seuls les déplacements nécessaires (travail si aucun télétravail possible, courses, médecin,...) ou liés à une situation d'urgence sont autorisés. On peut sortir le temps d'une activité physique mais dans ses environs proches et en restant en mouvement ("l'objectif n'est pas de s'installer dans un parc pendant des heures"), une distance d'1,5m entre personnes est obligatoire, les rassemblements sont interdits,... "Malheureusement quelques citoyens n'ont pas compris la situation", et les "lockdown parties" de jeunes restent un problème, a regretté la libérale. "Je sais que beaucoup de jeunes ne se sentent pas concernés par le coronavirus, (...) mais aujourd'hui on a aussi des jeunes en soins intensifs", a-t-elle tenu à rappeler. Le message semble être: ce n'est certainement pas le moment de relâcher l'effort. "En termes d'hospitalisations en soins intensifs, nous n'avons pas encore vu le bout du tunnel", a appuyé la Première ministre. Côté écoles, une garderie des enfants continuera d'être assurée durant les vacances scolaires de Pâques, ou "une autre forme de garderie" sous certaines conditions si ce n'est pas possible. Dans ce cas, "les enfants gardés ensemble jusqu'à présent devront continuer à être pris en charge ensemble et ne pas être mélangés à d'autres enfants. Et les enfants seront de préférence pris en charge par des personnes avec qui ils ont déjà eu des contacts dernièrement". (Belga)

Les mesures de confinement étaient initialement valables jusqu'au 5 avril, et ont été prolongées de deux semaines. "Cette décision pourra encore être renouvelée de deux semaines, jusqu'au 3 mai", a précisé la Première ministre lors de la conférence de presse suivant le Conseil national de sécurité de vendredi. Celui-ci rassemblait également les ministres compétents, les ministres-présidents des Régions et Communautés ainsi que les représentants des instances publiques en charge de la crise. Dans les prochaines semaines, des Conseils nationaux de sécurité seront convoqués régulièrement pour faire le point sur la situation. Les ministres ont entendu dans l'après-midi les dernières analyses du Risk Management Group, avec des nouvelles plutôt positives. "Les scientifiques nous rapportent que certains indicateurs démontrent un ralentissement de la croissance exponentielle de l'épidémie", a exposé Sophie Wilmès. Les cas continuent d'augmenter, "mais l'accélération est moins forte". "Néanmoins, tous s'accordent à dire qu'il est beaucoup trop tôt pour affirmer avec certitude que l'épidémie est sous contrôle. (...) Nos efforts ne font que commencer", a-t-elle averti. La vie quotidienne des Belges ne devrait pas beaucoup changer ces prochaines semaines, si ce n'est que les autorités comptent bien faire le maximum pour faire respecter les mesures entrées en vigueur la semaine dernière. Dans ce but, "nous mettrons en place à court terme un système de perception immédiate des amendes", a indiqué la Première ministre. Ceux qui ne respectent pas les règles seront sanctionnés. "Il est indispensable que tout le monde joue le jeu", a-t-elle martelé, rappelant les grands principes qui sont par ailleurs repris en détail sur le site www.info-coronavirus.be : tous les citoyens sont tenus de rester chez eux, seuls les déplacements nécessaires (travail si aucun télétravail possible, courses, médecin,...) ou liés à une situation d'urgence sont autorisés. On peut sortir le temps d'une activité physique mais dans ses environs proches et en restant en mouvement ("l'objectif n'est pas de s'installer dans un parc pendant des heures"), une distance d'1,5m entre personnes est obligatoire, les rassemblements sont interdits,... "Malheureusement quelques citoyens n'ont pas compris la situation", et les "lockdown parties" de jeunes restent un problème, a regretté la libérale. "Je sais que beaucoup de jeunes ne se sentent pas concernés par le coronavirus, (...) mais aujourd'hui on a aussi des jeunes en soins intensifs", a-t-elle tenu à rappeler. Le message semble être: ce n'est certainement pas le moment de relâcher l'effort. "En termes d'hospitalisations en soins intensifs, nous n'avons pas encore vu le bout du tunnel", a appuyé la Première ministre. Côté écoles, une garderie des enfants continuera d'être assurée durant les vacances scolaires de Pâques, ou "une autre forme de garderie" sous certaines conditions si ce n'est pas possible. Dans ce cas, "les enfants gardés ensemble jusqu'à présent devront continuer à être pris en charge ensemble et ne pas être mélangés à d'autres enfants. Et les enfants seront de préférence pris en charge par des personnes avec qui ils ont déjà eu des contacts dernièrement". (Belga)