"Je n'exclus certainement pas une attaque ou un incident dans le futur, mais pas comme conséquence directe de la diffusion de ce message. De telles menaces sont exprimées quotidiennement." Pieter Van Ostaeyen reconnait cependant ne pas avoir entendu de ses propres oreilles ce message. "Mais j'ai retweeté le tweet que le journaliste avait émis à ce sujet et il a été repris par un de mes contacts djihadistes", explique-t-il. "Ce dernier l'a trouvé drôle et a dit qu'il ne se passerait probablement rien. Il faut aussi dire que de tels messages sont lancés presque quotidiennement au niveau mondial. Il est vrai qu'il n'arrive pas tous les jours que la Belgique soit citée de la sorte mais, tout comme l'OCAM, je n'estime pas que cela constitue une raison pour soudainement élever le niveau de la menace."

Proférer ce type de menaces fait partie de la stratégie de l'Etat islamique. "C'est une forme de propagande et une manière de tenter de causer des troubles et le chaos. Ils veulent semer le discorde et la méfiance pour déstabiliser la société et l'Etat, dans l'espoir de pouvoir en profiter. Ils en ont fait de même en Irak. Avant leur grande offensive dans ce pays, ils ont d'abord diffusé sur Internet une vidéo longue d'une heure comportant toutes sortes d'images de violences sectaires contre les sunnites. Le message pour l'armée irakienne, majoritairement chiite, était clair: voilà ce qui vous attend. La seule différence, c'est que l'Irak était déjà un pays déstabilisé et que le gouvernement d'Al-Maliki s'était déjà rendu coupable de sectarisme et de mise sous pression de la communauté sunnite. La société belge est, elle, bien mieux et plus solidement organisée."

"Je n'exclus certainement pas une attaque ou un incident dans le futur, mais pas comme conséquence directe de la diffusion de ce message. De telles menaces sont exprimées quotidiennement." Pieter Van Ostaeyen reconnait cependant ne pas avoir entendu de ses propres oreilles ce message. "Mais j'ai retweeté le tweet que le journaliste avait émis à ce sujet et il a été repris par un de mes contacts djihadistes", explique-t-il. "Ce dernier l'a trouvé drôle et a dit qu'il ne se passerait probablement rien. Il faut aussi dire que de tels messages sont lancés presque quotidiennement au niveau mondial. Il est vrai qu'il n'arrive pas tous les jours que la Belgique soit citée de la sorte mais, tout comme l'OCAM, je n'estime pas que cela constitue une raison pour soudainement élever le niveau de la menace." Proférer ce type de menaces fait partie de la stratégie de l'Etat islamique. "C'est une forme de propagande et une manière de tenter de causer des troubles et le chaos. Ils veulent semer le discorde et la méfiance pour déstabiliser la société et l'Etat, dans l'espoir de pouvoir en profiter. Ils en ont fait de même en Irak. Avant leur grande offensive dans ce pays, ils ont d'abord diffusé sur Internet une vidéo longue d'une heure comportant toutes sortes d'images de violences sectaires contre les sunnites. Le message pour l'armée irakienne, majoritairement chiite, était clair: voilà ce qui vous attend. La seule différence, c'est que l'Irak était déjà un pays déstabilisé et que le gouvernement d'Al-Maliki s'était déjà rendu coupable de sectarisme et de mise sous pression de la communauté sunnite. La société belge est, elle, bien mieux et plus solidement organisée."