"Environ une librairie ferme chaque semaine actuellement", précise Alexandre Ribadiere de Prodipresse, l'asbl de promotion et de défense des diffuseurs de presse. Mobilisés face à la crise du secteur, les libraires ont également rédigé un "memorandum politique" dont des exemplaires seront remis dans les prochains jours aux élus francophones et au gouvernement fédéral.

"Il y a un véritable paradoxe entre le besoin ressenti aujourd'hui de revenir à des formes de commerce de proximité et le fait que notre réseau, pourtant réseau de proximité par excellence, se 'casse la gueule'", résume Alexandre Ribadiere. Via le memorandum et la pétition, la profession plaide pour une réinvention du métier de libraire, basée sur un réseau plus solide, sur de nouveaux produits et sur un affranchissement progressif des trois piliers historiques de la librairie: le tabac, les jeux de hasard et la presse écrite quotidienne. "C'est à ce niveau que l'état peut intervenir, car il joue un rôle primordial dans ces trois domaines", explique M. Ribadiere, qui estime les libraires trop dépendants de ces trois industries hautement réglementées et très changeantes (numérisation, jeux en ligne...).

Quant au volet politique, les demandes de Prodipresse vont d'une sorte de plan Marshall pour libraires à des mesures facilitant l'emploi à moindre frais d'apprentis, en passant par l'affectation d'une partie des ressources tirées des accises sur le tabac. Pour l'ensemble du réseau des indépendants, le memorandum demande entre autres d'"intégrer la diffusion de la presse (vente au numéro) dans le dispositif d'aide à la presse, en prenant en charge les frais de port dont doivent s'acquitter les diffuseurs de presse, de la même façon que le groupe bpost est subsidié par l'État". Une "baisse de 50% des cotisations sociales des indépendants" est également évoquée. Pour les librairies identifiées comme étant "en difficulté", Prodipresse souhaite une aide financière mensuelle de 500 euros et la prise en charge d'un audit par les finances publiques.

Les cartes-pétitions seront disponibles dans les librairies du 16 au 25 novembre, et peuvent également être signées en ligne. "Nous espérons pouvoir offrir toutes les cartes à Elio Di Rupo pour la Saint-Nicolas", conclut Alexandre Ribadiere.

"Environ une librairie ferme chaque semaine actuellement", précise Alexandre Ribadiere de Prodipresse, l'asbl de promotion et de défense des diffuseurs de presse. Mobilisés face à la crise du secteur, les libraires ont également rédigé un "memorandum politique" dont des exemplaires seront remis dans les prochains jours aux élus francophones et au gouvernement fédéral."Il y a un véritable paradoxe entre le besoin ressenti aujourd'hui de revenir à des formes de commerce de proximité et le fait que notre réseau, pourtant réseau de proximité par excellence, se 'casse la gueule'", résume Alexandre Ribadiere. Via le memorandum et la pétition, la profession plaide pour une réinvention du métier de libraire, basée sur un réseau plus solide, sur de nouveaux produits et sur un affranchissement progressif des trois piliers historiques de la librairie: le tabac, les jeux de hasard et la presse écrite quotidienne. "C'est à ce niveau que l'état peut intervenir, car il joue un rôle primordial dans ces trois domaines", explique M. Ribadiere, qui estime les libraires trop dépendants de ces trois industries hautement réglementées et très changeantes (numérisation, jeux en ligne...). Quant au volet politique, les demandes de Prodipresse vont d'une sorte de plan Marshall pour libraires à des mesures facilitant l'emploi à moindre frais d'apprentis, en passant par l'affectation d'une partie des ressources tirées des accises sur le tabac. Pour l'ensemble du réseau des indépendants, le memorandum demande entre autres d'"intégrer la diffusion de la presse (vente au numéro) dans le dispositif d'aide à la presse, en prenant en charge les frais de port dont doivent s'acquitter les diffuseurs de presse, de la même façon que le groupe bpost est subsidié par l'État". Une "baisse de 50% des cotisations sociales des indépendants" est également évoquée. Pour les librairies identifiées comme étant "en difficulté", Prodipresse souhaite une aide financière mensuelle de 500 euros et la prise en charge d'un audit par les finances publiques.Les cartes-pétitions seront disponibles dans les librairies du 16 au 25 novembre, et peuvent également être signées en ligne. "Nous espérons pouvoir offrir toutes les cartes à Elio Di Rupo pour la Saint-Nicolas", conclut Alexandre Ribadiere.