"La règle qui valait il y a quinze jours demeure aujourd'hui", a déclaré Georges-Louis Bouchez dimanche. "Nous avons eu un processus parlementaire qui a duré plus d'un an. Il y a eu trois renvois au Conseil d'État, deux débats en commission et deux débats en séance plénière. Donc, c'est le moment du vote. Et sur les questions éthiques, le Mouvement Réformateur laisse la liberté à ses parlementaires." Les présidents des partis libéraux, Georges-Louis Bouchez (MR) et Egbert Lachaert (Open Vld), tentent avec le président du CD&V Joachim Coens de monter une majorité dite "Arizona" au fédéral. Celle-ci rassemblerait ces trois partis, ainsi que la N-VA, le sp.a et le cdH. Le vote attendu la semaine prochaine à la Chambre sur la loi dépénalisant totalement l'avortement crispe les potentiels partenaires. Après le CD&V, la N-VA a, à son tour, annoncé samedi qu'elle en faisait une affaire de gouvernement. "Je peux vous dire que si des partis donnent le feu vert à une loi que je trouve scandaleuse, ce sera compliqué de faire comme si de rien n'était avec eux le lendemain", a déclaré le président des nationalistes flamands Bart De Wever à la VRT. Dimanche, le président du MR a tenu à nuancer cette sortie. "Cela fait un an et demi qu'il y en a toujours l'un ou l'autre qui fait une déclaration un peu forte. Il faut garder la tête froide. Il y a une bonne dynamique qui se met en place dans le cadre de la formation du gouvernement", a réagi Georges-Louis Bouchez. Les libéraux sont toutefois mis sous pression. "Rappelons qu'il existe deux coalitions possibles sans le CD&V ET sans la N-VA. Collègues libéraux, vous laisserez vous intimider encore longtemps ?", s'est demandé sur Twitter le président de DéFI François De Smet. Au nord du pays, le Vlaams Belang, également opposé à la proposition de loi, a suggéré que le Parlement flamand introduise un conflit d'intérêt. Il est toutefois peu probable que cette procédure aboutisse car elle requiert l'assentiment de trois quarts des députés. Elle devrait en effet obtenir l'aval des trois partis flamands opposés au texte (CD&V, N-VA et Vlaams Belang)... et de tous les élus Open Vld au parlement régional. L'objectif consiste à introduire une dimension communautaire dans ce dossier, les députés nationalistes flamands rappelant à l'envi que la proposition de loi n'obtient pas la majorité dans le groupe linguistique néerlandais. (Belga)

"La règle qui valait il y a quinze jours demeure aujourd'hui", a déclaré Georges-Louis Bouchez dimanche. "Nous avons eu un processus parlementaire qui a duré plus d'un an. Il y a eu trois renvois au Conseil d'État, deux débats en commission et deux débats en séance plénière. Donc, c'est le moment du vote. Et sur les questions éthiques, le Mouvement Réformateur laisse la liberté à ses parlementaires." Les présidents des partis libéraux, Georges-Louis Bouchez (MR) et Egbert Lachaert (Open Vld), tentent avec le président du CD&V Joachim Coens de monter une majorité dite "Arizona" au fédéral. Celle-ci rassemblerait ces trois partis, ainsi que la N-VA, le sp.a et le cdH. Le vote attendu la semaine prochaine à la Chambre sur la loi dépénalisant totalement l'avortement crispe les potentiels partenaires. Après le CD&V, la N-VA a, à son tour, annoncé samedi qu'elle en faisait une affaire de gouvernement. "Je peux vous dire que si des partis donnent le feu vert à une loi que je trouve scandaleuse, ce sera compliqué de faire comme si de rien n'était avec eux le lendemain", a déclaré le président des nationalistes flamands Bart De Wever à la VRT. Dimanche, le président du MR a tenu à nuancer cette sortie. "Cela fait un an et demi qu'il y en a toujours l'un ou l'autre qui fait une déclaration un peu forte. Il faut garder la tête froide. Il y a une bonne dynamique qui se met en place dans le cadre de la formation du gouvernement", a réagi Georges-Louis Bouchez. Les libéraux sont toutefois mis sous pression. "Rappelons qu'il existe deux coalitions possibles sans le CD&V ET sans la N-VA. Collègues libéraux, vous laisserez vous intimider encore longtemps ?", s'est demandé sur Twitter le président de DéFI François De Smet. Au nord du pays, le Vlaams Belang, également opposé à la proposition de loi, a suggéré que le Parlement flamand introduise un conflit d'intérêt. Il est toutefois peu probable que cette procédure aboutisse car elle requiert l'assentiment de trois quarts des députés. Elle devrait en effet obtenir l'aval des trois partis flamands opposés au texte (CD&V, N-VA et Vlaams Belang)... et de tous les élus Open Vld au parlement régional. L'objectif consiste à introduire une dimension communautaire dans ce dossier, les députés nationalistes flamands rappelant à l'envi que la proposition de loi n'obtient pas la majorité dans le groupe linguistique néerlandais. (Belga)