L'Union européenne peut se targuer d'un certain nombre de réussites, mais elle doit aussi reconnaître qu'elle est en retard dans certains domaines de la course vers un avenir numérique. Aucune des sept plus grandes entreprises technologiques mondiales ne vient d'ailleurs du Vieux Continent et seule une entreprise européenne sur cinq est fortement numérisée. Dans le même temps, les cyberattaques se multiplient et la moitié des entreprises de l'UE ont déjà été prises pour cibles. L'Estonie, un Etat à la pointe du numérique, tenait à aborder ce point au plus haut niveau dans le cadre de sa présidence du Conseil de l'Union européenne. "Si nous le faisons bien, nous pouvons énormément gagner grâce à la numérisation de nos modes de vie", a souligné le Premier ministre estonien, Juri Ratas. Son pays plaide entre autres pour un déploiement rapide de la 5G en Europe, ainsi que pour la libre circulation des données, qu'il promeut comme la "cinquième liberté" fondamentale du marché européen. "La numérisation est certainement une chance pour plus de croissance économique, plus d'emplois et plus d'innovation", a pour sa part commenté le Premier ministre belge, Charles Michel. "Cela signifie que nous devons avancer dans une logique d'harmonisation, d'accroissement de la coopération européenne." Une des propositions qui sera discutée lors de ce sommet concerne notamment la taxation des bénéfices des géants de l'internet, comme Apple et Google, dans les pays où ils sont effectivement réalisés. L'idée a été avancée par le président français Emmanuel Macron. Ce point, qui ne figure par formellement à l'agenda du sommet, n'est cependant pas accueilli avec enthousiasme par tous les participants. "Nous n'avons ni Google, ni Facebook européens et ce n'est certainement pas avec des taxes plus élevées et une régulation accrue que nous en aurons", a entre autres pointé le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, qui a ajouté que les pays du Benelux et scandinaves partageaient ce point de vue. (Belga)

L'Union européenne peut se targuer d'un certain nombre de réussites, mais elle doit aussi reconnaître qu'elle est en retard dans certains domaines de la course vers un avenir numérique. Aucune des sept plus grandes entreprises technologiques mondiales ne vient d'ailleurs du Vieux Continent et seule une entreprise européenne sur cinq est fortement numérisée. Dans le même temps, les cyberattaques se multiplient et la moitié des entreprises de l'UE ont déjà été prises pour cibles. L'Estonie, un Etat à la pointe du numérique, tenait à aborder ce point au plus haut niveau dans le cadre de sa présidence du Conseil de l'Union européenne. "Si nous le faisons bien, nous pouvons énormément gagner grâce à la numérisation de nos modes de vie", a souligné le Premier ministre estonien, Juri Ratas. Son pays plaide entre autres pour un déploiement rapide de la 5G en Europe, ainsi que pour la libre circulation des données, qu'il promeut comme la "cinquième liberté" fondamentale du marché européen. "La numérisation est certainement une chance pour plus de croissance économique, plus d'emplois et plus d'innovation", a pour sa part commenté le Premier ministre belge, Charles Michel. "Cela signifie que nous devons avancer dans une logique d'harmonisation, d'accroissement de la coopération européenne." Une des propositions qui sera discutée lors de ce sommet concerne notamment la taxation des bénéfices des géants de l'internet, comme Apple et Google, dans les pays où ils sont effectivement réalisés. L'idée a été avancée par le président français Emmanuel Macron. Ce point, qui ne figure par formellement à l'agenda du sommet, n'est cependant pas accueilli avec enthousiasme par tous les participants. "Nous n'avons ni Google, ni Facebook européens et ce n'est certainement pas avec des taxes plus élevées et une régulation accrue que nous en aurons", a entre autres pointé le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, qui a ajouté que les pays du Benelux et scandinaves partageaient ce point de vue. (Belga)