En un mois de mission, les informateurs ont rencontré les différents partis, à l'exception du Vlaams Belang et du PTB, pourtant grands vainqueurs du scrutin mais ostracisés l'un et l'autre par une partie des autres formations, et des acteurs socio-économiques.

Dans la deuxième phase de leur mission, ils devaient mener des entretiens bilatéraux approfondis avec les partis utiles à la formation d'un gouvernement fédéral sur plusieurs sujets: budget, concertation sociale, marché du travail, pouvoir d'achat, climat, lutte contre la pauvreté et politique dans différents départements (justice, police, pensions, migration). La réforme de l'État n'en fait pas partie. "Nous ne cherchons pas une majorité des deux tiers", ont assuré MM. Reynders et Vande Lanotte.

Lors de leurs deux conférences de presse, les informateurs ont insisté sur l'urgence budgétaire. L'Europe attend l'épure belge pour la mi-octobre et la situation se détériore. La crise de 2010-2011 avait profité d'une situation plus favorable et le gouvernement sortant bénéficiait en outre d'une majorité au parlement, ce qui est loin d'être le cas de l'équipe Michel.

Une nouvelle phase pourrait s'ouvrir lundi avec une nouvelle mission et peut-être de nouveaux chargés de mission, mais rien n'est moins sûr. Rarement, la situation politique belge aura semblé aussi bloquée, avec des partis traditionnels en recul historique et une N-VA en baisse mais qui forme avec le Vlaams Belang une famille nationaliste flamande pesant 42 des 150 sièges de la Chambre.

Les informateurs sont-ils parvenus à amorcer un dialogue entre le PS et la N-VA, premiers partis dans leur communauté linguistique? Là encore, rien n'est moins sûr. La N-VA veut discuter avec le PS uniquement du confédéralisme, et le PS n'entend pas rencontrer la N-VA puisqu'il ne veut pas parler du confédéralisme, antichambre de la scission du pays, a-t-il encore rappelé la semaine passée.

Dès lors, à en croire Patrick Dewael, les temps ne sont pas mûrs pour que le duo Vande Lanotte-Reynders jette l'éponge. N-VA et PS se doivent d'entrer en contact, a dit le président de la Chambre sur VTM. "Après les élections, les partis ont parfois besoin de temps avant de pouvoir évoluer. C'est le fichu devoir des partis politiques de construire quelque chose à partir du puzzle que l'électeur lui a mis en main, et non de prendre la fuite". Pour Patrick Dewael, retourner aux urnes ne résoudrait rien.

Le Roi avait également demandé aux informateurs de garder le contact avec les formateurs régionaux.

En Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, socialistes et écologistes ont lancé l'aventure du "coquelicot", c'est-à-dire des discussions associant la société civile afin de compenser une absence de majorité. En deux jours, de nombreux acteurs ont été reçus. Une note est attendue, qui sera présentée aux parlementaires wallons et de la Fédération. PS et Ecolo sauront qui est prêt à les soutenir. Aucune nouvelle réunion formelle n'est prévue à ce stade.

D'aucuns tournent les yeux vers le cdH, se demandant si certains députés humanistes ne seraient pas tentés de soutenir le coquelicot plutôt que de garder la ligne du parti qui a fait le choix de l'opposition. Mais le président du parti, Maxime Prévot, a laissé entendre ce week-end qu'il tenait ses troupes parlementaires bien en main. "Nos élus ont déjà tous fait savoir que leur intention n'était pas de répondre aux sirènes d'un quelconque débauchage", a-t-il averti.

A Bruxelles, socialistes, écologistes et DéFI sont suspendus aux lèvres de l'Open Vld. Les libéraux devraient annoncer lundi s'ils rejoignent les négociations bruxelloises. S'ils refusent, la Région risque d'être paralysée car ils sont indispensables à une majorité du côté néerlandophone... à moins de se tourner vers la N-VA.

Quoi qu'il en soit, une réunion des négociateurs bruxellois a été programmée lundi à 14h00 au parlement bruxellois, ont confirmé dimanche l'entourage de Rudi Vervoort, formateur bruxellois, et Elke Van den Brandt (Groen).

En Flandre, le président de la N-VA Bart De Wever est pressé par d'autres partis d'abattre son jeu. Il a mené un troisième tour de discussion avec le Vlaams Belang et s'est discrètement entretenu ce week-end avec plusieurs autres formations politiques. Il pourrait présenter une note qui a le soutien du parti d'extrême-droite. Le rythme des pourparlers aux divers niveaux de pouvoir pourrait s'en trouver accéléré.

En un mois de mission, les informateurs ont rencontré les différents partis, à l'exception du Vlaams Belang et du PTB, pourtant grands vainqueurs du scrutin mais ostracisés l'un et l'autre par une partie des autres formations, et des acteurs socio-économiques. Dans la deuxième phase de leur mission, ils devaient mener des entretiens bilatéraux approfondis avec les partis utiles à la formation d'un gouvernement fédéral sur plusieurs sujets: budget, concertation sociale, marché du travail, pouvoir d'achat, climat, lutte contre la pauvreté et politique dans différents départements (justice, police, pensions, migration). La réforme de l'État n'en fait pas partie. "Nous ne cherchons pas une majorité des deux tiers", ont assuré MM. Reynders et Vande Lanotte. Lors de leurs deux conférences de presse, les informateurs ont insisté sur l'urgence budgétaire. L'Europe attend l'épure belge pour la mi-octobre et la situation se détériore. La crise de 2010-2011 avait profité d'une situation plus favorable et le gouvernement sortant bénéficiait en outre d'une majorité au parlement, ce qui est loin d'être le cas de l'équipe Michel. Une nouvelle phase pourrait s'ouvrir lundi avec une nouvelle mission et peut-être de nouveaux chargés de mission, mais rien n'est moins sûr. Rarement, la situation politique belge aura semblé aussi bloquée, avec des partis traditionnels en recul historique et une N-VA en baisse mais qui forme avec le Vlaams Belang une famille nationaliste flamande pesant 42 des 150 sièges de la Chambre. Les informateurs sont-ils parvenus à amorcer un dialogue entre le PS et la N-VA, premiers partis dans leur communauté linguistique? Là encore, rien n'est moins sûr. La N-VA veut discuter avec le PS uniquement du confédéralisme, et le PS n'entend pas rencontrer la N-VA puisqu'il ne veut pas parler du confédéralisme, antichambre de la scission du pays, a-t-il encore rappelé la semaine passée. Dès lors, à en croire Patrick Dewael, les temps ne sont pas mûrs pour que le duo Vande Lanotte-Reynders jette l'éponge. N-VA et PS se doivent d'entrer en contact, a dit le président de la Chambre sur VTM. "Après les élections, les partis ont parfois besoin de temps avant de pouvoir évoluer. C'est le fichu devoir des partis politiques de construire quelque chose à partir du puzzle que l'électeur lui a mis en main, et non de prendre la fuite". Pour Patrick Dewael, retourner aux urnes ne résoudrait rien. Le Roi avait également demandé aux informateurs de garder le contact avec les formateurs régionaux. En Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, socialistes et écologistes ont lancé l'aventure du "coquelicot", c'est-à-dire des discussions associant la société civile afin de compenser une absence de majorité. En deux jours, de nombreux acteurs ont été reçus. Une note est attendue, qui sera présentée aux parlementaires wallons et de la Fédération. PS et Ecolo sauront qui est prêt à les soutenir. Aucune nouvelle réunion formelle n'est prévue à ce stade. D'aucuns tournent les yeux vers le cdH, se demandant si certains députés humanistes ne seraient pas tentés de soutenir le coquelicot plutôt que de garder la ligne du parti qui a fait le choix de l'opposition. Mais le président du parti, Maxime Prévot, a laissé entendre ce week-end qu'il tenait ses troupes parlementaires bien en main. "Nos élus ont déjà tous fait savoir que leur intention n'était pas de répondre aux sirènes d'un quelconque débauchage", a-t-il averti. A Bruxelles, socialistes, écologistes et DéFI sont suspendus aux lèvres de l'Open Vld. Les libéraux devraient annoncer lundi s'ils rejoignent les négociations bruxelloises. S'ils refusent, la Région risque d'être paralysée car ils sont indispensables à une majorité du côté néerlandophone... à moins de se tourner vers la N-VA. Quoi qu'il en soit, une réunion des négociateurs bruxellois a été programmée lundi à 14h00 au parlement bruxellois, ont confirmé dimanche l'entourage de Rudi Vervoort, formateur bruxellois, et Elke Van den Brandt (Groen). En Flandre, le président de la N-VA Bart De Wever est pressé par d'autres partis d'abattre son jeu. Il a mené un troisième tour de discussion avec le Vlaams Belang et s'est discrètement entretenu ce week-end avec plusieurs autres formations politiques. Il pourrait présenter une note qui a le soutien du parti d'extrême-droite. Le rythme des pourparlers aux divers niveaux de pouvoir pourrait s'en trouver accéléré.