Le Musée des Sciences naturelles a diffusé une vidéo montrant une grande tortue luth nageant non loin de la côte belge, plus précisément à hauteur de Nieuport. C'est une espèce dite pélagique qui préfère les eaux profondes aux zones côtières. Elle n'y apparaît donc que très rarement sauf pour pondre des oeufs. "Une chose qui est exclue chez nous", explique le Musée.

Leatherback Turtle, Nieuwpoort, Belgium, 27 Sep 2018 (c) Luk Louwagie

NL (FR & EN below) - Deze namiddag filmde Luk Louwagie aan boord van het zeiljacht Forestal zowaar een grote Lederschildpad voor de kust van Nieuwpoort. De Lederschildpad is een uitgesproken soort van de open zee, die zich doorgaans niet snel in kustgebieden laat zien (tenzij om eieren te leggen, maar dat is bij ons uitgesloten). Het dier leeft vooral van kwallen. In België zijn de voorbije decennia slechts drie strandingen van lederschildpadden geregistreerd: één van die dieren spoelde gewond aan, en is kort daarna gestorven, een ander dier kwam om door een aanvaring met een vaartuig. © Video Luk Louwagie FR - Cet après-midi, Luk Louwagie, à bord du voilier Forestal, a filmé une grande Tortue luth au large de Nieuport. La tortue luth est une espèce prononcée de la mer ouverte, qui n'apparaît généralement pas rapidement dans les zones côtières (sauf pour pondre des œufs, mais cela est exclu chez nous). L'animal mange presque exclusivement des méduses. En Belgique, seules trois échouages de Tortues luth ont été répertoriées au cours des dernières décennies: l’un de ces animaux a été blessé et est décédé peu après, un autre n’avait pas survécu une collision avec un navire. © Video Luk Louwagie EN - This afternoon, Luk Louwagie, on board of the sailing yacht Forestal, filmed nothing less than a large leatherback turtle off the coast of Nieuwpoort. The Leatherback turtle is a species of the open sea, and does not usually show up in coastal areas (except to lay eggs, but that is excluded on our beaches). It feeds predominantly on jellyfish. In Belgium, only three cases of washed-ashore Leatherbacks were recorded in the past decades: one of those animals was wounded, and died shortly afterwards, another had not survived a collision with a vessel. © Video Luk Louwagie

Geplaatst door Museum voor Natuurwetenschappen - Muséum des Sciences naturelles op Donderdag 27 september 2018

Ces dernières années, seules trois tortues luths auraient atteint nos côtes. L'une a été blessée et est morte peu après et une autre a été tuée lors d'une collision avec un bateau.

L'effrayante bouche de la tortue luth

Elle peut plonger à des profondeurs abyssales allant jusqu'à plus de 1.000 m de profondeur et rester en apnée pendant 80 mn. Elle se déplace en moyenne à 10km/h et se dirige grâce au champ magnétique terrestre.

La bouche de la plus grande espèce de tortue marine est hérissée d'épines tout comme son oesophage. Heureusement, la bête, qui peut atteindre un mètre de long et peser 500 kilos, ne se nourrit que de méduses. Les épines les aident à piéger ces dernières et à empêcher toute tentative de fuite en le déchiquetant. Ce mécanisme complexe permet aussi à l'animal de se nourrir rapidement tout en évitant les piqûres. Une tortue serait capable de manger l'équivalent de son poids en méduses.

C'est donc un chaînon essentiel dans la chaîne alimentaire des océans. C'est, hélas aussi, une victime des nombreux déchets plastiques qui traînent dans les mers et provoquent des occlusions intestinales. La pollution, le bétonnage des côtes et le braconnage ont fait que cette espèce est désormais inscrite comme vulnérable sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). On estime qu'il n'y aurait plus aujourd'hui qu'une centaine de milliers d'individus.

Le Musée des Sciences naturelles a diffusé une vidéo montrant une grande tortue luth nageant non loin de la côte belge, plus précisément à hauteur de Nieuport. C'est une espèce dite pélagique qui préfère les eaux profondes aux zones côtières. Elle n'y apparaît donc que très rarement sauf pour pondre des oeufs. "Une chose qui est exclue chez nous", explique le Musée. Ces dernières années, seules trois tortues luths auraient atteint nos côtes. L'une a été blessée et est morte peu après et une autre a été tuée lors d'une collision avec un bateau.Elle peut plonger à des profondeurs abyssales allant jusqu'à plus de 1.000 m de profondeur et rester en apnée pendant 80 mn. Elle se déplace en moyenne à 10km/h et se dirige grâce au champ magnétique terrestre. La bouche de la plus grande espèce de tortue marine est hérissée d'épines tout comme son oesophage. Heureusement, la bête, qui peut atteindre un mètre de long et peser 500 kilos, ne se nourrit que de méduses. Les épines les aident à piéger ces dernières et à empêcher toute tentative de fuite en le déchiquetant. Ce mécanisme complexe permet aussi à l'animal de se nourrir rapidement tout en évitant les piqûres. Une tortue serait capable de manger l'équivalent de son poids en méduses. C'est donc un chaînon essentiel dans la chaîne alimentaire des océans. C'est, hélas aussi, une victime des nombreux déchets plastiques qui traînent dans les mers et provoquent des occlusions intestinales. La pollution, le bétonnage des côtes et le braconnage ont fait que cette espèce est désormais inscrite comme vulnérable sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). On estime qu'il n'y aurait plus aujourd'hui qu'une centaine de milliers d'individus.