Le secteur non-hospitalier de la santé mentale a reçu des masques des Régions wallonne et bruxelloise, leur offrant un "répit temporaire", mais les hôpitaux psychiatriques sont "les grands oubliés", souligne Santhea. Ces établissements ne disposent d'ailleurs d'aucun stock car, en temps normal, ils ne traitent pas de pathologies justifiant le port de matériel de protection. La fédération déplore que les hôpitaux psychiatriques ne soient pas considérés comme prioritaires alors qu'ils ont l'obligation de garder en confinement les patients Covid-19 positifs. "Cela signifie qu'une bonne partie du personnel est de facto en contact avec le virus au quotidien, sans protection, ou avec un simple masque chirurgical dans les meilleurs cas", poursuit Valérie Victoor, conseillère générale de Santhea. "A tout cela s'ajoute le fait que certains patients psychiatriques éprouvent beaucoup de difficultés à appliquer, voire même à comprendre, les mesures d'hygiène." Même si aucun foyer épidémique n'a été identifié dans les hôpitaux psychiatriques pour le moment, Santhea s'inquiète encore de l'absence de monitoring des cas de coronavirus dans ces établissements. "Cela signifie qu'un écho ne sera donné que lorsque la situation sera grave, c'est-à-dire trop tard", prévient Valérie Victoor. (Belga)

Le secteur non-hospitalier de la santé mentale a reçu des masques des Régions wallonne et bruxelloise, leur offrant un "répit temporaire", mais les hôpitaux psychiatriques sont "les grands oubliés", souligne Santhea. Ces établissements ne disposent d'ailleurs d'aucun stock car, en temps normal, ils ne traitent pas de pathologies justifiant le port de matériel de protection. La fédération déplore que les hôpitaux psychiatriques ne soient pas considérés comme prioritaires alors qu'ils ont l'obligation de garder en confinement les patients Covid-19 positifs. "Cela signifie qu'une bonne partie du personnel est de facto en contact avec le virus au quotidien, sans protection, ou avec un simple masque chirurgical dans les meilleurs cas", poursuit Valérie Victoor, conseillère générale de Santhea. "A tout cela s'ajoute le fait que certains patients psychiatriques éprouvent beaucoup de difficultés à appliquer, voire même à comprendre, les mesures d'hygiène." Même si aucun foyer épidémique n'a été identifié dans les hôpitaux psychiatriques pour le moment, Santhea s'inquiète encore de l'absence de monitoring des cas de coronavirus dans ces établissements. "Cela signifie qu'un écho ne sera donné que lorsque la situation sera grave, c'est-à-dire trop tard", prévient Valérie Victoor. (Belga)