"Ces dernières semaines, alors que la quatrième vague gonflait lentement, les hôpitaux n'ont pas été entendus, ils ont même été traités de Cassandre et de casse-pieds, d'empêcheurs de vivre en toute liberté", peut-on lire dans la carte blanche. "Pourtant, ils ont tout donné pour accueillir les patients Covid, pour rattraper les retards occasionnés par les déprogrammations et pour faire tourner le système à plein régime." Pour les quatre signataires, "la ligne politique hésitante des derniers jours et les ordres contradictoires font douter les plus motivés". Les hôpitaux du réseau ont atteint dimanche, indiquent les directeurs généraux, la phase 2A du plan d'urgence, soit 60% d'occupation de la capacité en réanimation. "Le profil de la patientèle touchée par le Covid a fortement évolué. Les patients sont majoritairement plus jeunes, sans comorbidité et non-vaccinés." L'épuisement physique et psychique du personnel soignant du réseau se traduit "par des absences, des démissions et une plus grande difficulté à maintenir l'entraide et la solidarité entre services". Les directions du réseau ne remettent pas en question l'urgence de la généralisation de la vaccination, mais soulignent que "des projets annoncés de longue date stigmatisant les soignants fédèrent le mécontentement et conduisent à des grèves en plein pic épidémique". Des hôpitaux seront en service minimum le 7 décembre. Dans leur carte blanche, les directions entendent "relayer encore une fois, haut et fort, les préoccupations d'un terrain qu'il faut écouter et entendre davantage". (Belga)

"Ces dernières semaines, alors que la quatrième vague gonflait lentement, les hôpitaux n'ont pas été entendus, ils ont même été traités de Cassandre et de casse-pieds, d'empêcheurs de vivre en toute liberté", peut-on lire dans la carte blanche. "Pourtant, ils ont tout donné pour accueillir les patients Covid, pour rattraper les retards occasionnés par les déprogrammations et pour faire tourner le système à plein régime." Pour les quatre signataires, "la ligne politique hésitante des derniers jours et les ordres contradictoires font douter les plus motivés". Les hôpitaux du réseau ont atteint dimanche, indiquent les directeurs généraux, la phase 2A du plan d'urgence, soit 60% d'occupation de la capacité en réanimation. "Le profil de la patientèle touchée par le Covid a fortement évolué. Les patients sont majoritairement plus jeunes, sans comorbidité et non-vaccinés." L'épuisement physique et psychique du personnel soignant du réseau se traduit "par des absences, des démissions et une plus grande difficulté à maintenir l'entraide et la solidarité entre services". Les directions du réseau ne remettent pas en question l'urgence de la généralisation de la vaccination, mais soulignent que "des projets annoncés de longue date stigmatisant les soignants fédèrent le mécontentement et conduisent à des grèves en plein pic épidémique". Des hôpitaux seront en service minimum le 7 décembre. Dans leur carte blanche, les directions entendent "relayer encore une fois, haut et fort, les préoccupations d'un terrain qu'il faut écouter et entendre davantage". (Belga)