Le décret impose aux futurs enseignants de réussir un test de maîtrise du français au tout début de leur cursus. En cas d'échec, leur programme de cours serait alourdi de cinq crédits supplémentaires visant à résorber leur retard, tout en reportant cinq autres crédits aux années suivantes. Une formule qui ne satisfait personne, avec ses allures d'examen d'entrée.

Les établissements supérieurs proposent dès lors que les étudiants passent un test durant le premier quadrimestre pour mesurer leur niveau. Au deuxième quadrimestre, tous les étudiants suivraient une formation relative à la maîtrise approfondie de la langue française et, en fin d'année, ils devraient réussir un "test simultané, identique et certificatif". Un échec signifierait l'obligation de recommencer sa première année, qu'importent les résultats obtenus dans les autres matières.

Pas question, réplique la Fédération des étudiants francophones, qui y voit un "filtre social", une "occasion de plus d'allonger les études" et une pratique "psychologiquement très violente". Chems Mabrouk, présidente de la FEF, rappelle en outre la pénurie de professeurs. "Rajouter une quatrième année dans le cursus risque de faire diminuer les inscriptions, à l'instar de ce qu'il s'est passé en soins infirmiers", souligne-t-elle.

Le décret impose aux futurs enseignants de réussir un test de maîtrise du français au tout début de leur cursus. En cas d'échec, leur programme de cours serait alourdi de cinq crédits supplémentaires visant à résorber leur retard, tout en reportant cinq autres crédits aux années suivantes. Une formule qui ne satisfait personne, avec ses allures d'examen d'entrée. Les établissements supérieurs proposent dès lors que les étudiants passent un test durant le premier quadrimestre pour mesurer leur niveau. Au deuxième quadrimestre, tous les étudiants suivraient une formation relative à la maîtrise approfondie de la langue française et, en fin d'année, ils devraient réussir un "test simultané, identique et certificatif". Un échec signifierait l'obligation de recommencer sa première année, qu'importent les résultats obtenus dans les autres matières. Pas question, réplique la Fédération des étudiants francophones, qui y voit un "filtre social", une "occasion de plus d'allonger les études" et une pratique "psychologiquement très violente". Chems Mabrouk, présidente de la FEF, rappelle en outre la pénurie de professeurs. "Rajouter une quatrième année dans le cursus risque de faire diminuer les inscriptions, à l'instar de ce qu'il s'est passé en soins infirmiers", souligne-t-elle.