"Pour garder toute leur pertinence face à des ennemis non étatiques (comme le groupe djihadiste Etat islamique, ndlr) profitant de la flexibilité et de la facilité d'accès aux technologies offertes par le commerce mondial en ligne, les forces spéciales sont demandeuses d'une évolution dans l'accès à l'innovation", écrit-il dans la 'Revue militaire belge' publiée par l'Institut royal supérieur de Défense (IRSD). L'officier tire ainsi des leçons de l'engagement, entre janvier 2015 et fin novembre 2018, d'éléments des forces spéciales belges en Irak dans le cadre de l'opération "Inherent Resolve" (OIR, menée par la coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis). Certains matériels indispensables à l'exécution de cette - dangereuse - mission (comme des radios permettant le cryptage des communications suivant les dernières normes, des moyens d'observation à distance, des drones ou encore la capacité de guider depuis le sol des frappes aériennes) ont été achetés ou parfois loués en urgence. Pour les projets plus petits, il préconise de simplifier drastiquement les procédures administratives actuellement en vigueur, mais aussi de redonner plus d'initiative aux niveaux subalternes en augmentant sensiblement les seuils de délégation - actuellement limités à 2.500 euros pour un lieutenant-colonel qui commande une unité de quelques centaines d'hommes pour effectuer des achats locaux -, conclut-il. (Belga)